Commission santé du Parti communiste français

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Le terrorisme n’est pas une maladie mentale !

Solidaire de toutes les victimes du terrorisme, le PCF ne saurait pour autant soutenir tout prétexte à l’adoption de mesures liberticides, comme l’introduction définitive et permanente dans le droit commun de l’état d’urgence dans notre pays.
De même nous condamnons fermement les propos du Ministre de l’Intérieur, visant à amalgamer terrorisme et maladie mentale. Nous refusons toute association des équipes de psychiatrie au « dépistage » des radicalisés, comme la dénonciation au Parquet de tout patient présentant des signes de radicalisation ou tenant des propos allant dans ce sens.
Le terrorisme n’est pas une maladie mentale !
Nous nous associons à toutes les déclarations syndicales et associatives (SPH, CGT Vinatier, 39, Unafam…) qui ont déjà amenée la Ministre de la Santé à un premier recul.
Cela repose sur l’idée folle que l’on pourrait prédire qui et quand va passer à l’acte. Comme ce n’est pas possible, il faudrait dénoncer au parquet les milliers de malades présentant des signes, ou des propos, pouvant laisser croire qu’ils pourraient peut-être, éventuellement, passer à l’acte.
 
Nous refusons toute disposition visant à stigmatiser une partie de la population, présentée comme bouc émissaire, seule cause des maux de notre société. Comme nous nous sommes opposés en 2008 au discours du Président Sarkozy qui avait amalgamé schizophrénie et dangerosité, et voulant déjà faire passer la psychiatrie d’une logique sanitaire vers le sécuritaire. Cela avait abouti à la Loi du 5 juillet 2011 dont nous continuons à exiger l’abrogation.
 
Enfin, si pour ces milliers de patients le secret médical ne s’appliquait plus, cela signifierait que c’est le ministère de l’Intérieur qui déciderait de qui et quand en bénéficie et ouvrirait la porte aux pires dérives totalitaires.
Encore une fois au nom de la sécurité qui est un besoin légitime pour tout individu et tout groupe social on renforce la logique sécuritaire. Le sécuritaire est l’inverse de la sécurité, et encore moins de ce qu’est la psychiatrie.

La psychiatrie a déjà, par manque de moyens et du fait de la suppression de formations spécifiques,  suffisamment de mal à remplir sa mission de soins de la population qu’elle à en charge, pour ne pas la dévoyer dans des opérations de police douteuses !

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