Commission santé du Parti communiste français

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Abonnez vous aux Cahiers de Santé Publique et de protection sociale

le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein Temps - octobre 2017 - "Macron t'es foutu, les retraités sont dans la rue"

le 29 October 2017

Plus de 80 000 retraité-e-s ont manifesté dans les rues de nombreuses villes de France, le 28 septembre dernier. Cette mobilisation, ancrée sur une unité large et persévérante, a dépassé en ampleur et en contenu revendicatif, toutes celles vécues ces dernières années.
De fortes revendications Baisse du pouvoir d’achat, aggravation de la fiscalité et des taxes, menaces contre la protection sociale, la retraite, les hôpitaux, les services publics de proximité… La liste est longue des revendications que les neufs organisations syndicales et associations ont fait connaitre au président
de la République.
Elles lui ont aussi rappelé leur attachement à la reconnaissance de la place et du rôle des retraité-e-s dans la société actuelle. Les retraité-e-s souhaitent une société pour tous les âges et n’acceptent pas d’être systématiquement opposé-e-s aux jeunes générations alors qu’elles et ils contribuent, autant que possible, aux dépenses de leurs enfants et petits-enfants.
Les godillots macronistes restent sourds à l’Assemblée nationale, sous prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat des actifs, les soutiens inconditionnels au gouvernement ont voté la hausse de 1.7% de la CSG, pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage, soit 17.7 milliards €. Non seulement ce sont les retraité-e-s « aisé-e-s », comme ils disent, qui seront pénalisé-e-s mais cela porte des coups terribles au financement de la sécurité sociale. Ainsi, la part des cotisations finançant la sécu passerait de 86.8% en 1991 à 63.9% alors que la part de l’impôt avec la CSG passerait de 4.9% à 30.3%. Si ce processus de basculement
n’est pas stoppé, c’est l’idée originelle de la sécurité sociale qui serait totalement pervertie.
Une autre société est possible
Elu sous le vernis de la modernité et de la jeunesse d’idées, Emmanuel Macron ne fait qu’appliquer les vieilles mauvaises recettes de l’austérité, de la précarité pour les salarié-e-s, les retraité-e-s et des cadeaux à une minorité privilégiée.
Une autre société est possible et nécessaire, une société où chacun ait les moyens de vivre dignement, une société solidaire qui ne laisse personne sur le carreau. Cela nécessite une autre politique et d’autres mesures : la hausse des salaires et des pensions pour permettre aux salarié-e-s et aux retraité-e-s de vivre décemment, la régulation stricte du logement pour empêcher la spéculation sur un besoin fondamental,
la création d’une sécurité d’emploi et de formation tout au long de la vie, la sécurité sociale à 100%…
Pour cela, amplifions encore la mobilisation lors des prochaines initiatives, rassemblements, manifestations
qui se préparent.
 

 
 

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