Commission santé du Parti communiste français

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Abonnez vous aux Cahiers de Santé Publique et de protection sociale

le 10 June 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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A coeur ouvert - 1er trimestre 2018 - stop à la folie des fermetures !

1700 C’est le nombre de services, d’hôpitaux, de maternités, d’eHPAD… qui sont en lutte dans toute la France.
Devant la colère qui monte dans les hôpitaux et les EHPAD, le ras-le-bol grandissant que nos parlementaires recueillent dans leur Tour de France démarré le 12 février, Edouard Philippe et Agnes Buzyn ont dû annoncer le lancement prochain d’une nouvelle réforme « globale, cohérente, méthodique » de l’ensemble du système de santé. Mais quand on connaît le goût de ce gouvernement pour l’austérité, la pensée de Mme Buzyn sur les 30% de soins hospitaliers qui ne seraient pas pertinents, les 4 milliards d’euros en moins en 2018 sur le budget de la santé, dont au moins 1,6 pour l’Hôpital… le pire est à craindre quand on nous parle d’un vaste plan de « transformation de l’offre de soins et qu’il ne s’agit pas de dépenser plus mais mieux ».

L’enveloppe annoncée de « 100 millions d’euros par an en plus de l’ONDAM, l’objectif national des dépenses de l’assurance maladie » est une insulte aux personnels de santé maltraités par un manque criant de personnels et de moyens. La réforme envisagée du financement à l’activité (T2A) est un leurre, l’arbre cachant la forêt : une offre de soins publique peau de chagrin !
Plus grave encore, le tout ambulatoire est réaffirmé alors que chacun voit bien s’étendre, en zone rurale comme urbaine, la désertification médicale. Une situation amplifiée par un numérus clausus déconnecté des besoins, une université sélective et sans moyens suffisants pour accueillir plus d’étudiants médicaux
ou paramédicaux. Alors oui, toutes ces luttes sont autant de foyers de révolte qui ne demandent qu’à converger ! C’est le sens de l’appel lancé le 3 février dernier, par les participants aux états généraux du progrès social organisés par le PCF, pour une vaste campagne sur l’Hôpital, pour un plan d’urgence immédiatement d’au moins 4 milliards pour l’hôpital public et les EHPAD. Dans chaque région, l’heure est à la convergence des organisations syndicales, des élu-e-s et citoyen-ne-s pour nous opposer à ce démantèlement programmé de nos hôpitaux publics. Oui, la ligne rouge est dépassée et la qualité des soins est aujourd’hui menacée. Cette situation n’est en rien fatale ! Mais aujourd’hui, il nous faut sortir du constat !

Pour sa part, le PCF organise, le 14 avril prochain, une rencontre nationale consacrée à l’Hôpital public. Il est temps de montrer que dans notre pays l’argent existe. Il faut mettre un terme aux cadeaux patronaux, aux évasions fiscales, aux inégalités salariales femme/homme, au chômage comme aux
gâchis financiers… et il existe une majorité pour sauver notre sécu.
Avec la Convergence nationale pour la défense des services publics, nous exigeons « une Santé 100% Sécu ». Un manifeste a été élaboré, il doit rapidement être mis en débat dans le pays. Ces prochains mois verront de nombreux mouvements syndicaux et sociaux. Les communistes mettront toutes leurs forces au service de la convergence de ces luttes pour créer une dynamique alternative politique à tous ces combats, pour une protection sociale du XXIe siècle.
 

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