Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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Pas de blanc seing au gouvernement

Difficultés d’accès aux soins, appels de détresse des personnels hospitaliers, des EHPAD, de l’aide à domicile, de la psychiatrie, l’urgence est là.

Alors que les usagers et les personnels veulent des actes, le projet de loi présenté ce mercredi en conseil des ministres est l’exemple même du mensonge d’État. Chacune de ses intentions revient à généraliser l’individualisation et la privatisation de notre système de soins. Cela est d’autant plus inquiétant que sur des questions aussi sensibles que la gradation des soins ou le devenir des hôpitaux de proximité, le gouvernement veut éviter le débat parlementaire en limitant certains articles à une demande d’autorisation à légiférer par ordonnance.

Malgré l'annonce de la fin du numerus clausus, le projet de loi ne donne aucune garantie d’une augmentation du nombre de médecins formés chaque année, renvoyant à une sélection au fil des années d’études. Pour traiter du décloisonnement indispensable entre hôpital et soins ambulatoires, la ministre de la santé n’a trouvé qu’une solution : faire travailler des médecins libéraux à l’hôpital et des médecins hospitaliers en libéral. Mais la question de la coordination des soins n’est pas une question de statut mais de temps de soignant disponible pour cette coordination.

En ayant accès à la télé-médecine, ce projet de loi tente de gérer la pénurie existante mais porte en réalité le germe de la casse du service public hospitalier et sa privatisation.

L’objectif nécessaire d’« une meilleure structuration de l’offre de soins dans les territoires » se traduira en fait par la disparition de 500 à 600 hôpitaux, en les transformant en structures « low-cost » sans maternité, sans chirurgie et sans urgences !

Les communistes sont de toutes les luttes, avec les usagers et les personnels de santé, partout en France, comme celle de la psychiatrie et des maternités. La population peut compter sur eux pour défendre l’accès à la prévention et aux soins de qualité dans la proximité.

Les parlementaires communistes présenteront les conclusions de leur Tour de France des Hôpitaux à l'occasion d'une proposition de Loi d'ici à l'été 2019. Le PCF réaffirme l'urgence de créer 100 000 emplois supplémentaires à l’hôpital, et de former 12 000 médecins par an.

Une loi est bel et bien nécessaire, mais elle ne doit pas être un blanc seing au gouvernement pour aggraver la crise sanitaire.

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