Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein Temps - mai 2020 -

le 06 juin 2020

Les ravages du covid-19 parmi les retraité-e-s et personnes âgées sont une tragédie aussi bien pour les personnes qui ont été confinées dans les EHPAD ou dans des structures d’accueil ou de soin, (plus de 10.000 décès) que celles confinées à domicile en ayant recours à des structures de service à la personne. «

Tous les spécialistes en conviennent : le confinement total a été le prix du manque de moyens, notamment à l’hôpital, dû à l’incurie des gouvernements qui se sont succédé depuis trente ans ». Depuis nombre d’années, nous dénonçons le manque de moyens affectés aux EHPAD ainsi qu’aux services aux personnes à domicile. 300.000 emplois qualifiés dans la filière gériatrique (soit 100,000/ an sur 3 ans) et 100,000 pour le secteur à domicile, sont nécessaires pour répondre aux besoins et il faut ajouter 100.000 emplois pour les hôpitaux publics.

Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, a reconnu que les EHPAD sont confrontés à cette crise sanitaire dans des conditions d’autant plus précaires qu’ils avaient, pour la plupart, des difficultés à se doter de personnels permanents, qualifiés et en nombre suffisant. Il insiste sur l’urgence d’instaurer une loi « Grand âge » promise par E. Macron pour 2019.

Discrimination et ségrégation des « vieilles et des vieux »

Ce président, plein de sollicitude, prévoyait même de maintenir  en confinement les personnes de plus de 65 ans. En plus d’une ségrégation et une discrimination confirmées, sans utilité sanitaire, cela n’a pas manqué d’amplifier l’idée de retraité-e-s et personnes âgées inutiles, voire nuisibles à la nation, les transformant en pestiféré-e-s. L’âge vient à nouveau au premier plan comme critère au lieu de retenir l’état de santé des personnes quel que soit l’âge.

Pourtant, les retraité-e-s sont des citoyen-ne-s à part entière. Les retraité-e-s participent aux tâches d’entraide et de solidarité. Des retraité-e-s du secteur de la santé ont repris du service face au coronavirus. Leur non-participation imposée pour assumer des tâches dans les bureaux de vote le 28 juin sera difficilement compensée.

Dans notre société mondialisée où l’unique but est le taux de profit maximum, la présence de personnes hors travail contraint n’est guère appréciée, même si « dans le même temps » E. Macron disserte sur les « jours heureux », le programme du Con seil national de la Résistance qui portait la création de la sécurité sociale et du système de retraite par répartition.

Penser une autre société

De même que le programme des «jours heureux » s’est construit durant la guerre, c’est dans les conditions actuelles qu’il faut penser et bâtir une autre société, une société pour tous les âges, solidaire, fraternelle, intergénérationnelle.  Comme l’indiquait le philosophe  Lucien Sève : « On ne sauvera pas la planète TERRE sans un gigantesque effort social, politique, culturel pour sauver la planète HOMME, aujourd’hui non moins gravement menacée que le climat par le régime universel du fric ».
 

 
 

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