Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein Temps - février 2021 - Le système capitaliste nuit gravement aux retraités

le 09 février 2021

Partisans du système qui les nourrit, N. Sarkozy(droite) puis F. Hollande (gauche ?), et maintenant E. Macron (extrême centre) n’ont cessé des’acharner contre les retraité-e-s, ces privilégié-e-s. En 2012, tout nouvel élu, alors qu’E. Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, F. Hollande s’en était pris aux retraité-e-s, à l’appui d’un rapport mitonné par la Cour des comptes, suivi immédiatement après de la création de la Contribution additionnelle de solidarité pour l’autonomie (CASA), 0,30% sur les pensions. Ce nouvel impôt, qui ciblait uniquement les retraité-e-s, a été suivi, sans aucune compensation, de l’augmentation de 1,70% de la CSG en 2017. Les retraité-e-s sont aussi victimes de mesures comme la perte de la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, la fiscalisation de la majoration de 10 % de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants, la croissance inconsidérée des impôts, les déremboursements médicaux ou pharmaceutiques de toute nature dont la liste ne cesse de s’allonger, l’alourdissement continu des coûts de journée des établissements d’accueil....Toutes les mesures qui ciblent spécifiquement et exclu-sivement les retraité-e-s sont non seulement contraires au principe d’égalité devant l’impôt, mais ils constituent aussi un germe préoccupant de division de la Nation en suscitant sournoisement une opposition larvée entre actifs(ives) et retraité-e-s, en déclassant ouvertement ces dernier-e-s et en creusant au risque du grief d’ingra-titude, le fossé entre les « vieux » et les « jeunes ». Ces mesures ont été décidées en toute bonne conscience par des gouvernements estimant que les retraité-e-s seraient plus « riches » que les salarié-e-s. Certes,la situation des retraité-e-s s’est sensiblement améliorée sur une longue période avec l’arrivée à l’âge de la retraite de personnes, essentiellement des femmes, ayant accompli des carrières complètes. Mais ce qui pose un problème n’est pas qu’au bout de quarante ans de vie active un ménage de retraité-e-s puisse posséder un logement ; la question est celle des inégalités accrues liées à la détention d’un patrimoine financier. Ces vingt dernières années, le niveau de vie des retraité-e-s a évolué comme celui de la population, c’est-à-dire très faiblement. D’un côté, les pensions sont sous-revalorisées. De l’autre, le maintien d’un haut niveau de chômage pèse négativement sur les salaires. Mais ce qu’il faut prendre en compte, c’est la trajectoire sur laquelle les réformes successives ont placé les pensions. Fini la parité actifs/retraités. D’après les travaux du COR, les pensions vont progresser deux à trois fois moins vite que les salaires d’ici à 2060. Ainsi, la pension moyenne relativement au salaire va chuter et, avec elle, le niveau de vie moyen. Suivant une hypothèse plausible, le niveau de vie du retraité ne représentera plus que 75 % de celui d’un actif dans qua-rante ans.« Retraité-e-s privilégié-e-s ? » Non ! Mais légitimes à combattre les mesures gouvernementales inacceptables.

 
 

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