Commission santé du Parti communiste français

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POUR UNE PROTECTION SOCIALE UNIVERSELLE ET SOLIDAIRE - Appel du Front de gauche santé

« Jamais, nous ne tolérerons que soit renié un seul des avantages de la Sécurité Sociale. Nous défendrons à en mourir, et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès. »

C’est par ces mots forts, exprimés à l’Assemblée Nationale en octobre 1950, qu’ Ambroise Croizat, Ministre communiste du Travail et de la Sécurité Sociale, exprimait sans ambiguïté son attachement à la grande avancée sociale issue du programme du Conseil national de la Résistance.

Après avoir menée une résistance tout azimut à la mise en place de la Sécurité Sociale, lors des ordonnances de 1945, le patronat et ses représentants politiques n’ont eu de cesse de s’attaquer à ses fondements et de vider de l’intérieur toute la substance de ce formidable outil de la solidarité nationale.

Depuis notamment 1958, puis les ordonnances de 1967, toutes les décisions politiques ont attaqué le principe d’unicité, la gestion démocratique, pour mieux remettre en cause le niveau de couverture sociale, accroissant année après année la charge financière pour la population. L’objectif constant a été de dégager les entreprises, donc du patronat du financement socialisé et solidaire de la Protection sociale et de la Sécurité Sociale en particulier.

C’est tout le sens de la mise en place de la CSG, de la fiscalisation par diverses taxes, ou les projets de TVA sociale : remettre en cause la solidarité universelle fondement du droit aux soins pour tous. Toutes les propositions en cours sont de faux-prétextes pour justifier en réalité toujours plus de cadeaux aux entreprises et à leurs actionnaires.

Lors de la Conférence sociale de juillet 2012, le Président de la République a appelé l’ensemble des participants à réfléchir à de nouveaux modes de financement de la protection sociale, en précisant : »…Nous avons la volonté de pérenniser nos régimes sociaux, mais reconnaissons aussi qu’ils ont été imaginés dans un tout autre contexte que celui d’aujourd’hui, sur la base de besoins bien différents, en matière de santé, de retraite ou même de politique familiale…Les liens entre les principes d’assurance collective, fondés sur les cotisations devront donc être réaménagés, notamment du point de vue de l’équité mais également du coût du travail et de la justice fiscale. »

Dans un contexte international et européen qui nous offre quotidiennement la nature et la mesure des attaques contre les systèmes de protection sociale (FMI, banque centrale et commission européennes), ces déclarations inquiétantes sont relayées par le Medef et la bande du CAC 40 qui en demandent toujours plus pour la baisse des « charges » des entreprises

 

Imposons le débat : il y urgence !

Ce qui a été possible au lendemain de la terrible deuxième guerre mondiale, dans un pays ravagé, les richesses détruites et une population souffrante, est possible aujourd’hui !

Le niveau des richesses nationales et la nature des besoins à satisfaire sont sans commune mesure.

L’argent existe pour réorienter les moyens nécessaires à la refondation d’un système de protection sociale universelle et solidaire :

  • 30 milliards d’exonérations des cotisations patronales, pesant de presque autant sur la dette de l’Etat
  • 1 milliard de non déclaration des maladies et accidents liés au travail
  • 80 milliards de coûts liés aux maladies professionnelles
  • 172 milliards de niches fiscales et sociales
  • 20 milliards de fraudes patronales….

 

L’ALTERNATIVE A L’AUSTERITE : C’EST POSSIBLE !

Il faut dire la vérité : ce qui pèse aujourd’hui sur la vie quotidienne de la population, c’est LE COUT du capital !

En 2011 les dividendes et intérêts des entreprises totalisaient 309 milliards d’euros alors que les cotisations sociales ne représentaient que 145 milliards d’euros !

Seul le travail est producteur de richesses :

  • - un point de plus sur la masse salariale, c’est 2 milliards de recettes en plus pour la Sécurité sociale
  • -100 000 chômeurs en moins, c’est 2,5 milliards !

OUI ! Le principe fondamental qui sous-tend la construction de notre système de Sécurité Sociale : « A chacun selon ses besoins, et y contribue selon ses moyens », demeure profondément novateur et actuel, face à l’ensemble des prédateurs qui n’ont qu’un objectif : démanteler la Sécurité sociale.

Ce qui se joue en France depuis de nombreuses années, est une véritable course contre la montre pour installer dans tous les domaines où intervient la Sécurité Sociale, un système assurantiel individualisé !

C’est une organisation méthodique de la baisse des recettes de toutes les caisses, avec ses corollaires : la remise en cause du niveau des prestations et l’augmentation des restes à charge.

La crise systémique actuelle et les déséquilibres financiers des comptes de la sécurité sociale, la menace de la « règle d’or » en matière budgétaire, servent d’argument à la baisse de la prise en charge, au nom de la « compétitivité et du coût du travail » !

L’immense majorité de la population vit dans l’aggravation de ses conditions d’existence, voit remettre en cause son droit à la santé ; les inégalités explosent et près de 29% de personnes renoncent à se soigner. Les causes sont aggravantes :

- les effets dramatiques de la loi HPST qui déstructure l’offre publique hospitalière, détricote le tissu sanitaire et médico-social de proximité,

- l’augmentation des forfaits et autres restes à charge, les franchises médicales, les déremboursements toujours plus nombreux, les dépassements des honoraires médicaux,

- la contre-réforme des retraites

- la dégradation des conditions de travail

- la casse des emplois dans l’industrie comme dans toute la Fonction publique

-l’augmentation du chômage, de la précarité et des prix ainsi a contrario la non augmentation des salaires.

 

NOTRE AMBITION : le nécessaire et le possible  pour une autre efficacité !

 

  • des dépenses remboursées à 100% par la Sécurité Sociale
  • la retraite pleine et entière à 60 ans
  • l’accès à l’hôpital public partout et pour tous sur tout le territoire
  • l’accès à un service public de santé de proximité
  • une politique familiale assise sur la cotisation, active et préservant le droit au travail des femmes
  • une prise en charge à 100% de la perte d’autonomie toute au long de la vie
  • l’indexation des pensions de retraites
  • une gestion démocratique de la sécurité sociale
  • Préservons l’UNICITE de la Sécurité Sociale, à travers notamment le financement !

 

LA COTISATION, qui structure les principes mêmes du système est bien au cœur de la bataille pour l’appropriation et la répartition des richesses produites.

 

Seule la mobilisation populaire peut imposer une autre orientation de l’argent disponible pour les besoins humains, notamment par une réforme efficace de l’assiette des cotisations patronales.

 

Avec le Front de Gauche Nous (les signataires) nous engageons à tout faire, ensemble pour créer les conditions d’une véritable alternative.

 

LA SECU EST A NOUS ! ON NE LA LACHE PAS !

 

 

Je signe l'appel du Front de gauche pour une protection sociale universelle et solidaire

Premiers signataires

Pierre Laurent, sénateur, secrétaire national du Pcf

Isabelle De Almeida, présidente du CN du Pcf

Annie David, sénatrice, présidente de la commission des affaires sociales du Sénat,

Jean-Luc Gibelin, directeur d'hôpital, responsable de la commission santé du Pcf

Myriam Martin, Gauche Anticapitaliste,

Dr Bruno Percebois, médecin, Gauche Anticapitaliste,

Jean-Claude Chailley, syndicaliste, secrétaire général de Résistance Sociale,

Marinette Bache, conseillère de Paris, Présidente de Résistance Sociale

Bruno Valentin, Délégué National à la Santé République et Socialisme

Marie-Laure Darrigade, Educatrice spécialisée, secrétaire nationale du PG

Jean-Luc Mélenchon, co-président du PG

Danielle Simonet, Conseillère de Paris, secrétaire nationale du PG

Marie-Pierre Toubhans, porte-parole de Gauche Unitaire

Christian Picquet, porte-parole de la Gauche Unitaire

Malaisé Céline, conseillère régionale d'Ile-de-France, Gauche Unitaire

Lucien Jallamion, Secrétaire Général de République et Socialisme

Pierre Khalfa, membre du Conseil économique, social et environnemental

Dr Jacqueline Fraysse, députée des Hauts de Seine, Fase

Clémentine Autain, Fase

Véronique Lamy, PCOF

 

 

Michel Jallamion, président de la Convergence de défense et développement des services publics

Bernard Defaix, Convergence de défense et développement des services publics

Bernard Lamirand, président du comité Ambroise Croizat,

Bernard Teper, Co-animateur du Réseau Éducation Populaire (REP)

Daniel Gouttefarde, Président d'association gestionnaire d'établissements sanitaire et médico-social

Roland Gori Psychanalyste, espace analytique, Professeur émérite de psychopathologie à l'Université d'Aix-Marseille, Président de l'Appel des appels.
Rosemay Rousseau, syndicaliste, AP-HP

Jean-Marc Devauchelle, syndicaliste, A.P.-H.P

Annick Flageollet, collectif ‘’la santé n’est pas une marchandise’’

Antoinette Karlinski, collectif ‘’la santé n’est pas une marchandise’’

Michel Etievent, historien de la sécurité sociale.

 

 

Guillaume Floris, Gauche Anticapitaliste,

Evelyne Van der Heym, ancienne directrice d’hôpital, Pcf.

Dr Fabien Cohen, Chirurgien dentiste, Pcf

Serge Klopp, Cadre de santé, Pcf, Appel des 39

Laurent Ziegelmeyer syndicaliste Sanofi

Dr Yves Laybros, médecin urgentiste, syndicaliste

Marianne Journiac, syndicaliste, République et Socialisme

Gerard Salkowsky, responsable sante protection sociale pcf 77, conseiller municipal

Dr Geneviève Ciavaglini, médecin conseil sécurité sociale retraitée, PG

Frédéric Pierru, Politiste et sociologue, chercheur au CNRS

Aline Stragiotti, Pharmacienne

Dr Michel Limousin, médecin de centre de santé, Pcf

Dr Jean-Pierre Martin, psychiatre, militant au Front de Gauche et à l'Union syndicale de la Psychiatrie.

Dr Eric May, médecin de centre de santé, syndicaliste.

Dr Christophe Prudhomme, médecin urgentiste, syndicaliste

Graziella Raso, Ergonome, Syndicaliste

Nathalie Marchand, syndicaliste

Dr Hervé Bokobza, Psychiatre Psychanalyste, ancien président des Etats Généraux de la Psychiatrie, initiateur du Collectif des 39
Dr Patrick Chemla Psychiatre de service public, chef de pôle, Reims, Collectif des 39
Dr Mathieu Bellahsen Psychiatre de secteur, UTOPSY
Dr Pierre Paresys, Psychiatre de secteur, USP
Dr Philippe Bichon Psychiatre La Borde, Collectif des 39
Heïtor de Macedo Psychanalyste, Président de la Fondation Franco-latino-américaine ROCINANTE
Pr Pierre Delion Professeur de pédopsychiatrie de service public
Dr Pedro Serra, psychiatre Bondy, Collectif des 39
Dr Dominique Terres, Pédopsychiatre - Psychanalyste et médecin- directeur du CMPP de Vitry-Sur-Seine
Martine Dutoit, maitre conférence université d'EVRY, fondatrice de l'association d'usagers en santé mentale Advocacy-France
Sylvie Prieur, Psychologue, Uzès, Collectif des 39

Françoise Monaque, maire adjointe santé publique Pcf

Sanchez Véronique, assistante sociale, Pcf

Catherine Mills, économiste de la santé, Pcf

Dr Paul Cesbron, ancien praticien hospitalier

Dr Marie-Laure Cadart, Médecin, anthropologue.

Vincent Assante, Animateur de la Commission « Situations de handicap ». Parti de Gauche.

Daniel Monnier, Montier-en-Der (52), Psychomotricien en secteur médico-éducatif, PG

Jean-Claude Krzywkowski, Pharmacien-Biologiste, Chef de service des höpitaux (honoraire), membre du Comité de Protection des Personnes dans la Recherche biomédiale, IDF IV,  PG

Jacques Quedeville, responsable départemental 34 santé ex chef de service DRASS

Françoise Lacombe, Déléguée coordination Départementale PG24

Armand Creus, conseiller régional Rhône-Alpes

Dr Madeleine Estryn-Behar, médecin du travail et de santé publique

Richard Belfer, journaliste "santé social", responsable de la Commission pour l'abolition du précariat du PG de l'Hérault

David Garcia infirmier soignant, délégué syndical Béziers

Jean-Michel Ruiz, Secrétaire départemental PCF95, élu de Mériel.

Pierre Barros, Maire de Fosses, Président de l’ADECR95

Lucette Guibert, Pharmacien hospitalier, PG,

Jean-Pierre Fourre, ancien vice-Président de l'Assemblée Nationale, République et Socialisme

Catherine Krcmar, syndicaliste, Fase.75

Marie Claude Herboux, miltante féministe Fase 22

Christian Prebois, synicaliste /Fase 22

Pascal Lebrun, ingénieur, Fase 69

Pierre Cours-Salies, syndicaliste enseignant, Fase 93

Patrice Moingeon, Fase 07

Yannick Hervé, responsable associatif 29

Odile Cholet, Saint Brieuc

Etienne Miossec, éducateur spécialisé Fase 22

Jean Claude Bresson, retraité enseignant, Fase 54

Yonnel Vignal, Fase 13

Anne Rose Levan, conseillère municipale Fase 34

Sophie Penincq, collectif citoyen Fase 95

Norman Gamboa, Fase 75

Gilles Monsillon, Alter Ekolo/Fase 95

Jean-Pierre Delbonnel, Libraire retraité Fase 73

Julien Dioudonnat, Fase 93

Jean-Marie Fouquer, Fase 76

Etienne Adam, retraité syndicaliste santé sociaux Fase 22

Jean Pierre Nunes, retraité syndicaliste santé sociaux Fase 22

Joel Aknin, FG

Christophe Dargent, Fonctionnaire Territorial – PG

Yves Gigou, militant associatif pour une psychiatrie désaliéniste

Dr Roger Ferreri, chef du service de psychiatrie infanto juvénile de l'hôpital sud francilien

Jocelyne RIOU,  Conseillère Régionale Honoraire d'Ile de France

Jean Michel Sterdyniakj

Nicolas Benies, économiste
Annick Monot, syndicaliste

Gérard Leroy, membre du collectif de défense de la maternité de Vire, Calvados

Met Nsuni, Cadre  formateur, syndicaliste AP-HP

Michel Jouandeau, militant syndical à l'hôpital public, Marseille

Daniel Desme convergence et alternative, formateur santé et travail social, retraité

Jeannick Le Lagadec, Elue Champigny PG

Pascal Boissel psychiatre psychanalyste, Gauche Anticapitaliste, Poitiers

Thierry Bodin, syndicaliste Sanofi

Delphine Beauvois, secrétaire nationale à l'Égalité et au Féminisme, PG

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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