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La retraite à 60 ans à taux plein !

 

Propositions :

  • Une retraite par répartition avec une indexation des pensions sur les salaires.

  • Abrogation des réformes BALLADUR et FILLON.

  • Le service public pour les personnes âgées.

  • Le système de cotisation doit être basé sur la solidarité intergénérationnelle. Les revenus financiers doivent cotiser au même niveau que les salaires.

La retraite, passage à l’inactivité ou nouvelle période de la vie sociale est-elle un temps utile pour la société ? Les retraités sont-ils une charge ou y ont-ils une utilité sociale ? L’activité professionnelle n’est pas la seule à participer au développement de la société. Les retraites sont financées par une part des richesses crées par le travail, au travers d’un système par répartition basé sur la solidarité intergénérationnelle. Faudrait-il travailler plus longtemps quand on vit plus longtemps ? L’important n’est-il pas d’arriver à la retraite en bonne santé ?

Les choix effectués relèvent de la nature de notre vie en société, du rôle et de la place des retraités. C’est une exigence de justice sociale avec la sécurisation du parcours de vie de la naissance à la mort et un financement, intergénérationnel et solidaire, s’appuyant sur les richesses créées par le travail.

Les réponses gouvernementales

Il faut travailler plus, plus longtemps, pour… toucher moins avec une baisse des pensions et un recul de l’âge de départ en retraite. Les différentes reformes mises en œuvre depuis 1993 ont amené un allongement de la durée de cotisation, une perte de pouvoir d’achat des pensions et des difficultés accrues pour des millions de retraités. Tout au long du quinquennat, le niveau de vie et le droit à la santé des salariés et des retraités n’ont fait que reculer. A cela viennent s’ajouter la baisse des remboursements des soins, la hausse des mutuelles, des loyers, des transports, avec des projets de hausse de la CSG et de la suppression de l’abattement de 10% du revenu imposable. La réforme des retraites votée l’an dernier par la majorité présidentielle, particulièrement injuste, n’était qu’une étape vers de nouvelles aggravations pour les salariés. Dernièrement, le premier ministre propose d’amener l’âge de départ à la retraite à 67 ans, ceci au nom de l’harmonisation européenne (avec l’Allemagne), sous les applaudissements du MEDEF.

Le chômage, la précarité font qu’il est de plus en plus difficile d’espérer partir avec une retraite à taux plein. Jamais le patronat n’a aussi peu cotisé, jamais il n’a bénéficié d’autant d’exonérations. Le recul de l’âge de départ et l’allongement du nombre d’années de cotisations ne feront qu’aggraver la situation. Le patronat préconise le développement de retraites par capitalisation où le salarié cotise seul dans des fonds à la merci des humeurs des marchés financiers.

La démarche gouvernementale est dans une politique de réduction des dépenses, sans s’attaquer aux causes de la baisse des recettes, c'est-à-dire la démolition de l’emploi et le développement de la précarité. Elle va aussi dans le sens d’une démarche de démantèlement de la Sécurité sociale et d’une ouverture de la protection sociale aux marchés financiers.

Les propositions du Pcf

  • Une réforme juste basée sur la sécurisation de l’emploi et de la formation, du parcours de vie de la naissance à la mort, permettant à chacun de pouvoir partir à partir de 60 ans avec une pension à taux plein correspondant à une période allant de 18 à 60 ans, avec prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail (précarité, chômage, formation, finalisation des études, maladie, invalidité,…). Il faut bannir la précarité.

  • Une retraite par répartition avec une indexation des pensions sur les salaires, et non sur les prix, aucune pension n’étant inférieure au SMIC.

  • Abrogation des réformes BALLADUR et FILLON avec suppression des décotes et retour aux dix meilleures années comme référence pour les salariés du secteur privé et au six derniers mois pour le secteur public. Validation des années d’études dans les trimestres de cotisation.

  • Développer la prévention, améliorer les conditions de travail afin d’arriver à la retraite en bonne santé.

  • Le service public pour les personnes âgées afin de permettre aux personnes âgées d’avoir une vie sociale dans la dignité.

La question essentielle du financement :

  • La retraite, issue d’ une part des richesses créées par le travail, doit permettre aux salariés, après leur vie professionnelle, de prendre du repos, d’avoir une vie sociale et de vivre dans de bonnes conditions la dernière partie de leur vie.

  • Le système de cotisation doit-être basé sur la solidarité intergénérationnelle, avec les cotisations des salariés actifs et des employeurs pour financer les pensions. Les revenus financiers doivent cotiser au même niveau que les salaires.

  • supprimer les 30 milliards d’euros d’exonération dont bénéficie le patronat.

  • S’appuyer sur un développement de la croissance économique et de l’emploi : une politique active de développement de l’emploi stable et qualifié, accompagnée de gains de productivité doit apporter d’importantes ressources pour financer les retraites. De plus, la part des salaires dans la valeur ajoutée doit augmenter par rapport aux dividendes versés aux actionnaires.

  • Aucun recours à la fiscalisation des retraites ne sera opéré pour leur financement.

  • Paiement des dettes des entreprises et de l’Etat aux caisses de retraites et à la sécurité sociale.

Nous avons à faire face à un enjeu de civilisation majeur devant un choix de société : Les anciens, charges, sources de profits, ou des citoyens à part entière ayant tout leur place dans notre société pour vivre dignement leur retraite dans de bonnes conditions, après une vie de travail. L’appauvrissement des retraités ne peut qu’entraîner un nouveau recul social.

 

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