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De nouvelles règles pour les médecines alternatives

 

Propositions :

  • un cadre légal et réglementaire mieux défini et mieux respecté

  • des évaluations scientifiques incontestables

  • une prise en charge par la Sécurité sociale à 100% comme pour tous les soins

Devant la technicité de la médecine moderne qui peut déshumaniser, la spécialisation à outrance, le peu d’écoute que le système de santé offre aux patients, beaucoup de gens se tournent vers des pratiques alternatives médicales ou de soin, différentes dont le maitre mot serait la douceur. La recherche d’une prise en charge plus personnalisée et plus globale est souhaitée. Les effets indésirables des thérapeutiques conventionnelles et les scandales qui concernent l’industrie pharmaceutique engendrent une perte de confiance. Ce positionnement des malades mérite d’être pris en compte. Il y a une attente.

Certains professionnels ont vu ici la possibilité de répondre à un besoin du « marché » et ont imaginé des réponses allant dans ce sens. On voit une multitude d’offres de service.

Sans se mêler d’un débat scientifique qui selon nous n’est pas de la responsabilité des politiques, il nous parait indispensable d’affirmer certaines règles qui doivent fonder toute politique publique en la matière :

  1. la médecine doit être exercée par des professions de santé réglementées dont les diplômes, les formations, les règles de fonctionnement et les statuts doivent être définis selon des procédures légales et réglementaires. Sorti de ce cadre, c’est un exercice illégal de la médecine qui doit être poursuivi devant les tribunaux et interdit.

  2. Nous voulons que la prise en charge des patients se fasse dans un cadre conventionnel avec la Sécurité sociale pour un remboursement à 100% comme pour toutes les formes de prise en charge médicale.

  3. C’est aux autorités scientifiques et de tutelles de définir ce qui est utile et ce qui est inutile. Le fondement du raisonnement est la médecine basée sur les preuves. L’Académie de Médecine, les autorités universitaires et scientifiques et la Haute Autorité de Santé doivent se prononcer. En particulier tout ce qui est dangereux doit être interdit. Tout ce qui est remboursé doit avoir fait la preuve de son efficacité. Des études scientifiques rigoureuses doivent être financées et réalisées.

Sans ostracisme ou a priori, ces règles simples protégeront les patients de toutes les dérives marchandes ou ésotériques qu’on peut constater aujourd’hui.

Par ailleurs l’ensemble du système de santé doit faire un travail sur lui-même pour entendre la critique et se recentrer sur le patient comme personne globale. Cette réorientation doit être accompagnée par des mesures gouvernementales fortes.

 

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