Commission santé du Parti communiste français

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Une nouvelle prise en charge préventive et thérapeutique des maladies cardio-vasculaires et de l’hypertension artérielle.

 

Propositions :

  • rétablir la prise en charge à 100% de l’hypertension artérielle

  • développer des politiques de prévention (tabac, obésité, etc) pour réduire la mortalité cardiovasculaire

  • mettre en place des consultations gratuites de diététique sur tout le territoire

  • améliorer la prise en charge médicale des accidents vasculaires cérébraux

La baisse du taux de mortalité des maladies cardiovasculaires peut encore progresser en France. Pour ce faire une politique de prévention dynamique et pérenne doit être mise en place. Le système de soins doit être rendu facilement accessible à tous.

La politique du gouvernement Sarkozy est à rebours de cette conception. Ainsi, toute la profession médicale a été ahurie par la décision en date du 26 juin 2011 concernant la fin de la prise en charge à 100% de l’hypertension artérielle au prétexte que : «l’hypertension artérielle sévère… constitue un facteur de risque et non une pathologie avérée». C’est une décision administrative prise sans aucune concertation avec les scientifiques et en contradiction avec tout ce qu’on sait sur cette maladie. L’argument avancé est que l’HTA est un facteur de risque, pas une maladie en soi. De nombreux médecins se sont élevés contre ces affirmations stupides. On pourrait discuter longuement sur ce qu’est une affection, une maladie, un syndrome, un facteur de risque. Derrière ce vocabulaire inventé par les médecins, il faut savoir que ce sont toujours des patients qu’on soigne. Pas des maladies ! La prévention elle-même est indispensable : soigner une maladie, c’est toujours prévenir une aggravation ; ainsi l’HTA non soignée est un facteur de risque d’infarctus du myocarde, d’accident vasculaire cérébral, d’insuffisance rénale, de troubles de la vision, d’artériopathie etc. La baisse de la pression artérielle moyenne de la population française au cours des 25 dernières années, a été associée à une diminution progressive et constante de la mortalité et de la morbidité cardiovasculaires. Dire que l’HTA n’est pas une pathologie avérée est une ânerie.

Elle concerne 10 à 12 millions de personnes en France. Au moins un tiers des malades ont besoin de plusieurs médicaments pour abaisser suffisamment leur pression artérielle. Rappelons que la démonstration de l'efficacité de la prise en charge de l’hypertension artérielle n’est plus à faire. On parle donc ici des conséquences possibles d’un décret qui limite le remboursement de médicaments et d’actes médicaux ayant fait leur preuve, en clair qui sauvent des vies et des handicaps. Nous sommes devant une absurdité : dans quelles mesures cette disparition de l’hypertension sévère de la liste des ALD va-t-elle engendrer des économies? Les dépenses seront assurées par les mutuelles complémentaires lorsque les patients auront les moyens de se les payer. Certaines personnes arrêteront de se soigner. L’HTA mal contrôlée se solde des années plus tard par la survenue d’accidents graves, certains mortels d'autres d'évolution chronique, dont la prise en charge est coûteuse. Demain on paiera cher les décisions du gouvernement. Sans parler des souffrances physiques et morales qui ne semblent pas peser lourd auprès des technocrates.

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