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le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein Temps - Août 2015 - La société pour tous les temps de la vie avance sur une canne fragile !

En 1999, l’ONU proposait une année internationale avec pour thème Une société pour tous les âges, en précisant : « On peut concevoir une société pour tous comme étant celle qui adapte ses structures et son fonctionnement, ainsi que ses politiques et ses plans, aux besoins et aux capacités de tous, permettant ainsi l’épanouissement de chacun au bénéfice de tous ».
Même s’il y a eu des avancées, la question de la vieillesse et du vieillissement reste enfermée, en France particulièrement, dans une approche institutionnelle, sans prise directe sur les intéressé-e-s et de coûts financiers.
Comment repenser la place et le rôle des aîné-e-s ; l’organisation et la qualité des services, les équipements, les dispositifs, au regard des nouvelles générations de retraité-e-s? Comment penser le vieillissement dans ses différentes étapes?
La droite s’inscrit dans le libéralisme le plus sauvage, tant sur l’aspect civilisation que sur le financement de la protection sociale. Afin d’ouvrir le marché de la « dépendance » au secteur privé, elle a pris le parti de sa
privatisation, au risque de l’éclatement de la sécurité sociale et plus largement de la solidarité et de la dignité des personnes.
Le PS estime que les « vieux d’aujourd’hui et de demain seront plus aptes que les générations précédentes à anticiper, à prévenir »(?). Il propose de redonner priorité au domicile et indique : « Logement, urbanisme, mobilité : voilà le triptyque essentiel… ». Le PS veut « booster » la « sylver économie » qui vise à faire du profit avec les dispositifs pour le vieillissement. Il admet : « Nous aurions à gagner à accélérer l’adoption de la loi d’adaptation de la société au vieillissement », mais renvoie au président de la République la mise en oeuvre de l’acte II d’une loi pouvant impliquer tous les ministères. Sachant l’aptitude de F. Hollande à respecter ses engagements et que l’application de loi d’adaptation au vieillissement, uniquement pour l’aide à domicile, n’est pas prévue avant le 1er janvier 2016, constatons que la société pour tous les âges
avance… sur une canne fragile.
Alors que le PCF appelle à co-construire un nouveau projet émancipateur où l’humain prime sur le profit, n’est-il pas nécessaire d’y intégrer cette question? La sécurisation des parcours de vie doit sortir de la coupure entre les trois âges, formation, travail, retraite. C’est la formation tout au long de la vie qui peut assurer la continuité entre  la formation initiale, l’entrée des jeunes dans la vie active, la sécurisation des parcours professionnels et l’âge de la retraite. Cela exige aussi l’action pour améliorer les conditions de travail : prévention de la maladie et des risques professionnels, réduction du temps de travail et développement du temps pour la formation.
Cela permettrait de profiter d’une retraite active. Il faut organiser les conditions d’un rôle actif des jeunes
retraités pour l’aide à l’autonomie des personnes très âgées et pour la formation des jeunes salariés qui entrent dans la vie active, pour l’aide à la garde et l’aide aux devoirs des jeunes enfants. Les jeunes retraités doivent jouer un rôle actif dans la cité au travers des associations et des collectivités territoriales.
Cette politique du « vieillissement » dépasse la seule politique de la vieillesse. Elle fait face aux défis posés par les évolutions démographiques en poursuivant le principe d’une solidarité intergénérationnelle, mais elle implique que soient déployés les moyens financiers nécessaires et que soient accordés aux personnes
âgées les pouvoirs pour faire valoir de nouveaux droits.
Les retraités veulent avoir les moyens de vivre, de se projeter dans l’avenir, pouvoir participer à la vie sociale, avoir un rôle à jouer dans la société. De bonnes retraites et un service public nouveau peuvent considérablement encourager, amplifier, enrichir ces activités contribuant à construire une autre société.

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