Commission santé du Parti communiste français

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Notre santé en danger: les suites de la journée du 2 avril

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Se rassembler, agir, imposer d’autres choix ! Défense de l’hôpital public, défense de la Sécurité sociale, accès aux soins pour tous et luttes contre toutes les inégalités sont les axes majeurs pour la mobilisation très diversifiée qui s’est concrétisée le 2 avril. Après les actions en 2009 pour refuser le projet Bachelot, après les puissantes mobilisations pour les retraites tout au long de 2010, le 2 avril est une nouvelle étape importante dans la construction en cours du rassemblement de résistance aux projets gouvernementaux destructeurs du bien commun. D’autant que les attaques contre les services hospitaliers, contre le service public, contre les réponses de proximité aux besoins de santé sont nombreuses. L’objectif du gouvernement et du patronat est clairement de remettre en cause la Sécurité sociale. Avec son identité, ses forces, ses propositions le PCF est totalement partie prenante des rassemblements et des mobilisations pour d’autres choix en matière de santé, de protection sociale solidaire. Il fait sienne quatre raisons majeures pour réussir la grande mobilisation nécessaire dans tous les territoires : ►le besoin impérieux d’assurer la coordination de toutes les actions de résistance en cours en enregistrant de véritables succès. ►l’objectif prioritaire de cibler les ARS, (Agence Régionale Santé) principal pivot de mise en œuvre de la loi HPST, qui désertifie les territoires et organise la privatisation de la santé ►l’urgence, au regard de l’accélération des coups portés, de hausser le niveau de la riposte dans la même dimension que lors de la bataille pour les retraites, ►l’exigence de démocratie qui s’exprime partout, face aux décisions technocratiques et de plus en plus autoritaires. S’emparer de la proposition d’organiser partout des Assises régionales de la santé Au vu des agissements des directeurs des Agences régionales de la santé, profondément anti-démocratiques et catastrophiques, notamment pour le tissu hospitalier public de proximité, avec des risques majeurs de ruptures dans la continuité des soins et par voie de conséquence l’augmentation des inégalités d’accès aux soins, le Pcf met à disposition la proposition d’Assises régionales de santé pour donner à voir de vraies alternatives transformatrices. Il s’agit de construire, à travers des structures pérennes de dialogue, de confrontation, d’élaboration, un vrai contre-pouvoir démocratique face à l’attitude technocratique et autoritaire des ARS. Il ne s’agit pas d’un colloque de plus mais bien de contribuer à l’édification d’un outil pérenne d’expression démocratique des besoins, d’actions rassembleuses pour imposer de nouvelles réponses respectueuses de ces besoins, de contrôle démocratique sous l’autorité du rassemblement réalisé des réponses aux besoins de santé. Psychiatrie : une discipline médicale au service des patients et non un outil de contrôle social au service du ministère de l’intérieur     Une personne sur trois souffrira d’un trouble psychique au cours de sa vie et une sur cinq dans l’année. Cela montre la nécessité d’augmenter les moyens dévolus à la psychiatrie qui sont nettement insuffisant pour garantir à tous des soins optimums qui sont rappelons-le pour l’essentiel des soins relationnels, dispensés par des soignants qualifiés dans des structures de proximité. Or, le gouvernement ne cesse de réduire les moyens de la psychiatrie. Il mène une politique sécuritaire qui s’appuie sur la peur de la population pour faire croire que tous les schizophrènes seraient dangereux. Pour le gouvernement, la mission de la psychiatrie serait désormais de contrôler ces populations au lieu de les soigner. Le PCF est pour le retrait du projet de loi sur les soins sans contentement et participe au large rassemblement contre la logique sécuritaire gouvernementale. De la dépendance à la perte d’autonomie, nous choisissons la solidarité plus que jamais ! Après la « contre réforme » des retraites, le président de la République a précisé les axes de la nouvelle campagne gouvernementale. Il a ouvert le débat sur le rôle que doivent jouer les mutuelles, les compagnies d’assurance et les organismes de prévoyance dans le dossier de la dépendance. Il veut en faire une nouvelle forme de paritarisme, c’est bien la remise en cause de la sécurité sociale solidaire issue du programme du Conseil national de la résistance qui est en route. Il a exclut les personnes handicapées de cette réforme. Si la prise en charge actuelle n’est pas acceptable la « réforme » proposée va aggraver les inégalités au niveau des individus, des familles, des départements tout en prônant la privatisation. Nous contestons le « scénario catastrophe » orchestré par le pouvoir et le Médef aux seules fins de justifier le recours à l’assurantiel ! La perte d’autonomie plutôt que la « dépendance » n’est pas un risque en soi. Ni 5ième risque, ni 5ième branche, ni assurance privée : prise en charge à 100% par la sécurité sociale solidaire avec l’assurance maladie. D’autres choix sont possibles. Le Pcf a des propositions qui sont réellement alternatives aux projets gouvernementaux. C’est un sujet majeur, un enjeu de civilisation. Nous sommes pour une vraie politique publique de la prise en charge de la perte d’autonomie. Cette politique doit articuler prévention, dépistage et prise en charge solidaire. La prévention passe par le développement notamment des vertus protectrices de l’activité physique ou intellectuelle, de l’intégration sociale, d’une alimentation équilibrée, par le remboursement à 100% par l’assurance maladie des dépenses de santé. Notre politique publique se concrétise aussi par le développement des services publics, nous proposons un pôle public de « l’autonomie » au niveau départemental. Cette coordination départementale doit permettre une simplification des démarches pour les personnes en perte d’autonomie et les aidants en améliorant l’efficacité du service rendu. Cette problématique s’inscrit dans un nouveau projet de civilisation. Nous proposons un coordination nationale des pôle publics et pourquoi pas un ministère de l’autonomie ? Il s’agit aussi de développer les équipements et les institutions publiques. Parlons financement de la Sécurité sociale Nos propositions partent tout d’abord du développement de l’emploi, de l’augmentation des salaires et d’une nouvelle politique économique et industrielle. Concernant l’Assurance maladie, nous portons le principe d’une cotisation sociale sur une assiette « salaires » avec une modulation visant l’accroissement du taux et de la masse des cotisations branchée sur le développement de l’emploi et des salaires. Une cotisation sociale calculée à la fois en fonction de la masse salariale versée par l'entreprise, du niveau de qualification et de la qualité de son emploi. Il faut s’en prendre au type de gestion et de politique économique pour relever la masse salariale, la part des salaires dans la valeur ajoutée produite. Il faut aussi affecter à la sécurité sociale la contribution supplémentaire que nous voulons créer sur les revenus financiers des entreprises, des banques et assurances. Rappelons que cette contribution permettrait de dégager sur les profits 2009, la somme de 39,9 milliards pour l’assurance maladie, 25,3 pour la retraite et 16,4 pour la famille. Ceci permettrait de compenser dans l’immédiat les besoins nouveaux et cela contribuerait à réorienter l’activité économique vers la production de richesses réelles non spéculatives.

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