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le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein Temps - janvier 2017 - Les retraité-e-s revendiquent un statut.

le 31 janvier 2017

En France, les 17 millions de retraité-e-s de droit direct ou dérivé représentent 38% des 45 millions d’électeurs inscrits. Dans la période, les retraité-e-s étant plus assidu-e-s devant les urnes, (certains parlent d’une surreprésentation des retraité-e-s), leur situation devrait préoccuper les candidats aux suffrages. Pour autant, les retraité-e-s sont toujours considéré-e-s, par beaucoup, comme des coûts à réduire et comme des privilégié-e-s par rapport aux jeunes générations.
Un récent colloque au Conseil économique, social et environnemental, sous l’égide des organisations syndicales et d’associations de retraité-e-s, faisait utilement le point. « Depuis plus de 20 ans, les réformes succèdent aux réformes, aboutissant à une baisse de niveau de vie des retraités. D’abord au travers d’un certain nombre de mesures qui dégradent les retraites (Baisse continue du taux de remplacement, instauration de la CASA, perte de la demi-part réservée aux veuves et veufs ayant élevé un enfant, fiscalisation de la majoration de la pension pour les personnes ayant élevé au moins 3 enfants, etc.). Mais c’est surtout le
passage de l’indexation des retraites sur l’évolution des salaires à une indexation sur l’évolution des prix qui fait baisser le niveau de vie des retraités par rapport à l’ensemble de la population. Sur 20 ans les retraité-e-s auront perdu plus de 20% de pouvoir d’achat par rapport au reste de la société.
Au-delà des revendications de pouvoir d’achat, c’est la question du statut du retraité dans notre société qui se
pose. Chacun a pu remarquer la tendance actuelle, et en particulier au travers de la loi d’adaptation de la société au vieillissement, à employer l’expression “personne âgée” plutôt que “retraité” alors que la très grande majorité des personnes âgées de ce pays sont des retraité-e-s.
Quand on désigne un individu par le vocable “personne âgée”, c’est son statut biologique qu’on évoque, statut qui, en soi, n’est porteur d’aucun droit particulier et qui relève donc d’une démarche d’allocation sociale. Alors que désigner le même individu par le vocable “retraité”, c’est lui donner un statut social qui sous-entend que celui-ci a été un salarié producteur de richesses durant sa carrière et ayant versé des cotisations. C’est au nom de ces richesses produites et de ces cotisations versées qu’il a des droits à pension ».
Dans ce sens, rappelons les propositions du PCF, pour la retraite à taux plein à 60 ans :
- retraite par répartition à prestations définies avec une indexation des pensions sur les salaires - abrogation des diverses réformes des retraites engagées depuis 1993
- un service public pour les personnes âgées
- une réelle politique du vieillissement
- un système de cotisation basé sur la solidarité intergénérationnelle
- les revenus financiers doivent cotiser au même niveau que les salaires.
 

 
 

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