Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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Marion Fontaine. « La convergence des luttes est possible, mais à construire »

le 14 April 2018

Marion Fontaine. « La convergence des luttes est possible, mais à construire »

Marion Fontaine, maître de conférences en histoire contemporaine à l’Université d’Avignon, pose son regard d’historienne sur les mouvements sociaux et politiques actuels.

La Marseillaise. La lutte des cheminots, devenue emblématique de ce printemps, est présentée comme « la mère des batailles ». Partagez-vous cette analyse ?

Marion Fontaine. Savoir si une grève sera décisive ou pas est assez compliqué, du moins tant qu’elle se déroule. Ce que l’on peut dire, c’est que des deux côtés il y a la volonté de donner à ce conflit une signification politique, ce qui n’est pas du tout péjoratif. C’est-à-dire l’idée de l’affrontement, du côté du gouvernement, entre l’ancien monde et le nouveau ; et de celui du mouvement social autour de la notion de défense du service public ou pas. Les deux parties l’ont présenté comme la mère des batailles, mais la question est de savoir si dans la société cela apparaît comme tel ou pas. On observe une vraie interrogation et un vrai conflit, par exemple sur ce que doivent être les services publics au XXIe siècle. Est-ce qu’il y a de la part du gouvernement la volonté de jouer le coup de Margaret Thatcher contre les mineurs ? Les cheminots ne sont pas les mineurs britanniques. Je pense que tout cela se déroule dans un contexte très très différent et le syndicalisme cheminot ferroviaire est nettement moins puissant qu’il ne l’a été en 1995 ou a fortiori que le syndicalisme minier britannique. Pour des raisons qui tiennent aussi à l’écho médiatique, tout le monde veut faire en sorte que cette bataille soit décisive. Le sera-t-elle ? Pour paraphraser Gramsci, c’est aussi la bataille culturelle qui est en cause : est-ce le récit qui s’est imposé depuis vingt ou trente ans du monde tel qu’il est, le récit de l’adaptation au réel, ou le récit d’un autre monde qui va s’imposer ? Un seul événement ne peut en décider. Je pense que c’est beaucoup plus long et beaucoup plus souterrain. Les deux camps ont représenté ça comme un conflit irréconciliable, comme au moment des grèves des mineurs de 1963 ou 1948. L’expérience fait dire qu’en général ça se termine assez mal, pour tout le monde. Y compris pour le gouvernement car s’il l’emporte sur ce coup-là, ce pourrait être une victoire à la Phyrrus, c’est-à-dire qui laissera derrière elle suffisamment d’amertume, de désillusions, pour que les traces soient considérables.

La Marseillaise. Air France, Carrefour, étudiants, fonctionnaires... Les mouvements se multiplient. Une ébullition que le pays n’avait pas connue depuis un certain temps ?

Marion Fontaine. Effectivement. Même si les conflits sont de nature différente. Du côté d’Air France, Carrefour, etc., la question concerne le partage des fruits d’une croissance un peu plus soutenue. Il y a aussi les interrogations sur le fonctionnement des services publics. Et celle du mouvement étudiant, sur l’application de loi ORE à l’université, qui est encore autre chose. Ça bouillonne pas mal, et cela faisait quelques années que ça n’avait plus été le cas de cette façon. Tout le monde se souvient qu’on est dans le cinquantième anniversaire de Mai 68 et la tentation un peu fréquente est d’essayer de chercher à voir si un nouveau Mai 68 ne va pas réapparaître. Certes les cheminots sont accueillis à Tolbiac. Mais pour l’instant chaque mouvement est tourné -ce qui est le principe d’un mouvement social-, vers la satisfaction de revendications qui lui est propre. Il est difficile de savoir vers quoi toute cette effervescence sociale va déboucher. Car il y a tout de même une vraie crise des collectifs. La convergence aujourd’hui est possible mais elle est à construire, avec des collectifs, des syndicats, des corps intermédiaires beaucoup moins forts.

La Marseillaise. Vous évoquez la convergence des luttes, qui fait d’ailleurs débat. Qu’en est-il précisément ?

Marion Fontaine. Il s’agit d’une vieille idée du moment social : ce moment où l’on passe du particulier au général. Où des luttes, des revendications, des actions de nature différente s’unissent pour réclamer quelque chose de plus grand. C’est faire référence à des grands mouvements de convergence, essentiellement 36 et 68. Est-ce actuellement envisageable ? Quelques semaines avant Mai 68, un journaliste du Monde écrivait « La France s’ennuie ». Il ne s’agit pas de tomber dans cette situation ou dans le cas inverse. Il est toujours difficile de prévoir l’avènement d’un mouvement révolutionnaire ou insurrectionnel. Il en va des convergences des luttes comme des crises économiques et financières, en général les Sciences sociales sont très mauvaises pour les prédire.

La Marseillaise. Dans le même temps, sont lancés des appels communs à gauche, comme celui du 14 avril à Marseille... Une amorce de recomposition à gauche ?

Marion Fontaine. Le moment est doublement particulier. Il y a l’ébullition sociale et ce moment à la fois de fragmentation et de recomposition des gauches. Il s’agit d’observer comment l’un participe à l’autre et comment les gauches peuvent s’inscrire dans cette dynamique pour retrouver une position plus importante. Lors du Front populaire, la recomposition des gauches précède le mouvement social. Elles se sont unies sur le plan électoral en 34-35, et le mouvement social est dans la lignée au printemps 36. En mai 68, au contraire, il y a une vraie disjonction entre les gauches politiques et le mouvement social. Ce dernier se fait avec un PCF qui n’en saisit qu’une partie, ouvrière, et la SFIO qui est très largement à l’Ouest. C’est alors le mouvement social qui va en quelque sorte conditionner les années 70 et la réorganisation des gauches. Là, la question est : est-ce que le mouvement social tel qu’il est peut servir à une recomposition et à une remontée des gauches ? On entend bien le voyage de Benoît Hamon, Olivier Besancenot, Eric Coquerel et Pierre Laurent ; les proclamations de la France insoumise ; ce que dit la CGT... or, pour l’instant tout ça est encore en ordre assez dispersé. Mais effectivement le 14 avril, le 1er mai, le 5 mai peuvent redynamiser les gauches, et je crois qu’un certain nombre y comptent. La recomposition peut s’appuyer sur le mouvement social mais toute la question est de savoir comment elle peut s’inscrire dans la durée. Une fois que les gauches se seront saisies du mouvement social, comment vont-elles s’organiser pour les années qui suivent ? Pour l’instant, tout cela est relativement indéterminé. Mais intéressant en même temps.

Entretien réalisé par La Marseillaise, le 14 février 2018

La riposte de ceux qui ne lâchent rien

Emmanuel Macron a montré jeudi sur TF1 qu’il était hermétique à toutes formes de contestations de sa politique et qu’il n’entend décidément pas du tout celles et ceux qui expriment leur colère : de l’étudiant à l’infirmière, du cheminot au retraité, etc. Une surdité volontaire.

Se drapant dans sa stature de celui qui « fait » et qui affirme vouloir « aller jusqu’au bout », le chef de l’État use de toutes les ficelles pour tenter de noyer le poisson et masquer son impopularité.

Il ne devrait pas changer son discours d’un iota dimanche soir pour sa deuxième offensive médiatique de la semaine, cette fois sur BFM-TV, RMC et Mediapart.

Mais l’écran de fumée n’entame pas, bien au contraire, la détermination des 15 organisations syndicales, politiques et associatives qui ont donné rendez-vous, ensemble, samedi sur le Vieux-Port à Marseille pour lui contester le droit de démolir le monde du travail, les services publics et les solidarités. Pas plus qu’il ne décourage les étudiants mobilisés également ce samedi à Montpellier pour une manifestation nationale contre la sélection à l’entrée de l’Université.

C’est du sud que soule le vent de la révolte

Les rendez-vous de Marseille et de Montpellier sont exemplaires et c’est du sud que souffle le vent de la révolte contre un pouvoir arrogant assujetti aux règles du libéralisme et d’une Union européenne aux services des marchés.

D’autres temps forts sont à l’agenda du mouvement social et vont permettre de mesurer sa solidité et sa capacité à se renforcer. Le 19 avril à l’appel de la CGT, le 22 du même mois avec tous les syndicats de la fonction publique, puis le 1er et le 5 mai. Avec en filigrane la lutte exemplaire des cheminots qui ouvrent la voie depuis le 3 avril et qui ne veulent rien lâcher. Ils seront en tête du cortège marseillais. Comme un symbole.

Françoise Verna (La Marseillaise, le 14 février 2018)

Réunion d’urgence pour le train à Cerbère

le 14 April 2018

Réunion d’urgence pour le train à Cerbère
Salle Polyvalente Clausells
(sous la Mairie, en face de la mer)
Cerbère

Samedi 14 avril à 17h

La nouvelle convention TER est arrivée.

Le site SNCF de Cerbère en danger.

Les trains de nuit et la place du train sont à défendre face au transport aérien et la route.

La nouvelle nouvelle convention région/SNCF ne prévoit pas de trains avant 11h30 pour Portbou, elle abandonne la coordination inter-frontière avec la RENFE au bon vouloir de la SNCF. Certes nous saluons les nouveaux TER directs depuis Toulouse, mais nous demandons qu’ils rejoignent Cerbère-Portbou et non pas seulement Perpignan.

Le site de la maintenance SNCF à Cerbère est en danger de fermeture, de plus en plus de nettoyage des trains ne se font plus à Cerbère.

Les mesures gouvernementales sont inquiétantes. Les trains de nuit et le transport ferroviaire en général doivent être soutenus d’urgence face à la route et au transport aérien.

Pour la convention, nous avons jusqu’au 30 avril pour réagir puis nous serons bloqué pour les huit prochaines années.

Pour la question du train, avec le gouvernement de Monsieur Macron, c’est maintenant que cela se joue.

Valorisons cette magnifique ligne de la côte, plus rapide que la route. Favorisons le train, mode de transport écologique par excellence. Pour une vraie intermodalité douce, où les modes de transports se coordonnent autour du train.

A l’appel des Usagers du Train Perpignan Portbou (UTPP).

La santé dans notre pays. Réunion publique à Perpignan de Pierre Dharréville, Député communiste

le 13 April 2018

La santé dans notre pays. Réunion publique à Perpignan de Pierre Dharréville, Député communiste

Communiqué de la fédération du PCF des Pyrénées-Orientales

Dans le cadre du tour de France des hôpitaux initié par les Députés communistes, Pierre Dharréville, Député communiste des Bouches-du-Rhône, sera dans notre département vendredi 20 avril. Il y effectuera une série de rencontres avec des personnels et des responsables d’établissements de santé et d’EHPAD.

Ce vendredi 20 avril à 18h30 à la salle des libertés à Perpignan, il animera une réunion publique sur la situation de l’hôpital public et des structures sanitaires.

Les hôpitaux publics sont malades : déficits abyssaux, fermetures de lits, de services, d’hôpitaux, externalisations, personnels au bout du rouleau, bâtiments en manque de rénovation… C’est le résultat de décisions politiques, le résultat de la compression forcée de dépenses de santé. Réduire les dépenses publiques et sociales est l’obsession des gouvernements depuis des décennies, aveuglément, alors que l’obsession devrait être de garantir l’égal accès à la santé pour toutes et tous. La logique de marchandisation de la santé fait des ravages, il faut en sortir et investir pour un service public puissant et modernisé.

Un mouvement populaire fort est en train de naître autour de cet enjeu, les communistes et leurs élus entendent y apporter leur contribution. D’où ce Tour de France des hôpitaux des Députés.

« Un projet de loi qui ne règle rien »

le 12 April 2018

« Un projet de loi qui ne règle rien »

Pierre Dharréville. Député PCF des Bouches-du-Rhône, il ferraille à l’Assemblée contre la réforme.

La Marseillaise. Le rapport Degest montre que la gestion de la dette voulue par le gouvernement a surtout servi à « engraisser » les banques.

Pierre Dharréville. La question de la dette est une des raisons avancées par le gouvernement pour expliquer cette réforme mais, en séance, la Ministre des Transports refuse de répondre à toutes nos questions sur la manière dont elle entend s’occuper de la dette. Donc la réforme telle que pensée actuellement ne va absolument pas régler cette question de la dette et de la charge de la dette. Et cette dernière est un véritable problème parce que elle pompe des capacités d’investissements alors que les commandes ont été faites par l’État, conduisant la SNCF à s’endetter pour pouvoir répondre aux besoins, et aujourd’hui on lui explique que c’est de sa faute. Il faut que cette question soit réglée par la puissance publique parce que c’est un endettement profitable pour le pays qui garantit son développement, l’égalité territoriale, une réponse efficace aux besoins de déplacement. De ce point de vue il y a une erreur de diagnostic fondamentale de la part du gouvernement qui a commencé en expliquant que c’était à cause du statut des cheminots que la SNCF avait des problèmes.

La Marseillaise. Cheminots dont le rapport souligne au contraire la forte productivité mais aussi l’impact que cela a sur leur santé. Simple « erreur » de diagnostic ?

Pierre Dharréville. Erreur forcément délibérée puisqu’il y a une volonté ferme de déréglementer, de libéraliser, de privatiser. Mais la fragilité des arguments avancés repose sur la fragilité du diagnostic. Ce qui invalide la réforme qui est proposée. Sur les cheminots, dans l’hémicycle, les propos sont devenus beaucoup plus prudents et le gouvernement nous vante désormais leur travail formidable. Mais le respect des cheminots ne se mesure pas aux paroles mais dans les actes. Y compris dans le respect des conditions de travail et de rémunération. Pour l’instant, la remise en cause du statut montre que la génération qui vient va être considérée de manière différente, et va donc créer des inégalités à l’intérieur de l’entreprise, sur l’ensemble du secteur ferroviaire.

Entretien réalisé par Angélique Schaller (LaMarseillaise, le 12avril 2018)

Études sérieuses valorisant la SNCF

le 12 April 2018

Études sérieuses valorisant la SNCF

Jean Finez. L’universitaire rétablit des vérités sur les chiffres mis en avant pour justifier la réforme.

Maître de conférences en sociologie à l’Université Grenoble- Alpes, Jean Finez prépare un ouvrage avec Dominique Andolfatto, professeur en science politique à l’Université de Bourgogne, sur La compétitivité des chemins de fer et des cheminots à paraître en septembre 2018 aux Éditions universitaires de Dijon.

La Marseillaise. Pour justifier la réforme, le gouvernement dans la foulée du rapport Spinetta affirme que la SNCF n’est pas compétitive. Est-ce fondé ?

Jean Finez. L’idée d’une SNCF qui « ne marche pas » est en décalage de ce que l’on peut trouver dans des études sérieuses qui attestent même du contraire. Je pense notamment au rapport European Railway performance, index publié en 2017 par le cabinet international Boston Consulting Group, qui fait référence en matière de performance des transporteurs ferroviaires. Il conclut que la France se trouve dans le premier tiers des pays en matière de performance ferroviaire avec une note de 6/10, aux côtés de la Suisse (7,2), le Danemark (6,8), la Finlande (6,6), l’Allemagne (6,1), l’Autriche (6,1) et la Suède (6). Cette note met en corrélation les dépenses publiques et la performance de l’entreprise, performance calculée à partir de la qualité du service rendu (ponctualité, nombre de trains à haute vitesse, tarif du kilomètre…), de la sécurité et de l’intensité du volume marchandise et passager.

La Marseillaise. Une autre affirmation est de dire que la SNCF est payée par les contribuables, qu’ils prennent le train ou pas, car les passagers ne paient pas le prix réel ?

Jean Finez. L’idée qui circule est que les voyageurs français ne paieraient que 25% du prix du billet, le reste des coûts étant pris en charge par la collectivité. C’est vrai uniquement pour les TER. Un calcul prenant en compte les particularités de chaque train -TER, TET, TGV…- conclut à une moyenne de 65% des coûts payés par les voyageurs. Par ailleurs, il me semble faux de dire que les TGV sont subventionnés : seuls les infrastructures le sont comme elles les ont dans les autres systèmes de transport : route, aéroport, port. Affirmer que les TGV sont subventionnés reviendrait à dire que les autocars Macron le sont aussi puisque la puissance publique finance les routes. Ce que l’on n’entend jamais.

La Marseillaise. Quid de l’affirmation qu’une ouverture à la concurrence ferait baisser les tarifs ?

Jean Finez. Des économistes considérés comme sérieux par les tenants de la réforme, ceux de l’École d’économie de Toulouse, ont réalisé des calculs qui concluent que cela n’a rien d’évident. Les travaux de modélisation et un examen de situation étrangère comme le Royaume Uni où les tarifs ont beaucoup augmenté montrent donc que c’est aller un peu vite en besogne que d’affirmer cela.

Entretien réalisé par Angélique Schaller (LaMarseillaise, le 12avril 2018)

Réunion pour la réouverture de la ligne Perpignan-Villefranche

le 12 April 2018

Réunion pour la réouverture de la ligne Perpignan-Villefranche
Salle Gelcen
6, rue de la Basse
Prades

Mardi 17 avril à 18h30

Réunion organisée par l’association « Train en Têt ».

Usagers et syndicats des hôpitaux publics bretons ont interpellé le directeur de l'ARS Bretagne

le 12 April 2018

Usagers et syndicats des hôpitaux publics bretons ont interpellé le directeur de l'ARS Bretagne

 

Aux côtés des comités de défense des hôpitaux publics bretons, de la coordination nationale des hôpitaux et maternités de proximité, des syndicats CGT et Sud de la santé, le PCF était présent à Rennes vendredi 6 avril devant l'ARS où une délégation a été reçue longuement par le directeur lui-même, ce qui n'était pas prévu, entouré de ses principaux collaborateurs.
Ce qui montre que la mobilisation autour de l'hôpital commence à se faire entendre.
Le directeur de l'ARS Bretagne auquel une motion a été remise n'a pu contester l'état des lieux accablant de la situation des hôpitaux bretons dressé par les participants à cette délégation - tout en invoquant des difficultés saisonnières pour expliquer la saturation des services d'urgence* - mais s'en est tenu à chaque fois à des déclarations d'intention, sans aucune réponse concrète, se retranchant derrière la démographie médicale, les difficultés à recruter des médecins, à les répartir dans les différents territoires...
Et bien sûr il a défendu les GHT présentés comme outils de mutualisation alors que l'expérience vécue par chacun confirme que ce qu'il s'agit de mutualiser ce sont les déficits et le manque de moyens à coups de suppressions de postes, de lits, de services, ce qu'ont mis en évidence les collectifs de défense des hôpitaux présents.
Il a été interpellé aussi sur la question du plan régional de santé élaboré sans débat public, la délégation lui a demandé la tenue d'une table ronde régionale sur la politique de santé en Bretagne.
Puis, à la question posée lui demandant s'il prenait l'engagement de mettre un terme aux fermetures de lits et de services dans les prochains mois où l'on sait qu'avec l'arrivée des vacances et de la population estivale la situation sera encore plus tendue, il a répondu qu'il n'était pas possible de donner ainsi une réponse globale.

Traduction : nos hôpitaux publics auront besoin de notre mobilisation dans les semaines et mois qui viennent!

Salarié-e-s, usagers peuvent compter sur les communistes.

Yvonne Rainero

* le directeur de l'ARS avait appelé dans la presse il y a quelques semaines à se laver les mains pour conjurer les épidémies et éviter ainsi la saturation des urgences. Un peu court comme remède ! D'autant que le mal qui atteint les urgences n'a plus rien de saisonnier.

Suppression de services d'urgences, ou fermeture de nuit, déficit de personnels hospitaliers et insuffisance de financement, couplés à la désertification médicale et pas seulement dans des territoires ruraux, au vieillissement de la population, ont créé une situation d'extrême tension qui s'installe dans la durée.

 

Photos :
 

En fin de matinée devant l'ARS, puis place de la République, les manifestants ont instruit le procès de la « tentative de meurtre contre l'hôpital public et la Sécurité sociale », personnalisés par deux personnages en fauteuil roulant portant visiblement les traces des blessures qui leur ont été infligées par les politiques de santé des gouvernements successifs. Témoignages de soignants et usagers pour établir les responsabilités, plaidoiries, réquisitoire du procureur et pour finir prononcé du jugement par la présidente du tribunal citoyen, rôle tenu par la présidente de la coordination nationale des hôpitaux et maternités...

 

Proposition de la CGT « Ensemble pour le fer ». 12 fiches pour le fer

le 11 April 2018

Proposition de la CGT « Ensemble pour le fer ». 12 fiches pour le fer

Fiche n°1. La dette du GPF (GPF 3 EPIC : SNCF Mobilités, SNCF Réseau, la SNCF)

Fiche n°2. La tarification voyageur

Fiche n°3. La concurrence et l'Europe

Fiche n°4. Développer, moderniser le réseau

Fiche n°5. Avenir des lignes de proximité

Fiche n°6. Qualité de service / Amélioration de la production

Fiche n°7. Développer le service public voyageurs

Fiche n°8. Le financement du système ferroviaire

Fiche n°9. Démocratie

Fiche n°10. Développer le service public fret SNCF

Fiche n°11. Statut des cheminots

Fiche n°12. EPIC vs société nationale par actions

Assemblée nationale. Bataille d’amendements

le 11 April 2018

Assemblée nationale. Bataille d’amendements

Poursuite du débat parlementaire après le vote sur le changement de statut de la SNCF.

Si le rapport de forces numérique n’est pas en faveur des défenseurs du service public au sein de l’hémicycle, ceux-ci ont néanmoins décidé hier de se saisir des outils à leur disposition pour faire vivre autant que faire se peut le débat démocratique.

C’est donc au travers de nombreux amendements et interpellations du gouvernement que les Députés communistes et insoumis -rejoints par les socialistes sur certains points- se sont faits l’écho de ceux, qui dans les gares et dans la rue, refusent le démantèlement du secteur ferroviaire.

Et ce au lendemain de l’adoption, dans la nuit de lundi à mardi, du statut de la SNCF. Premier acte de la réforme, il est ainsi prévu que l’entreprise publique devienne, au 1er janvier 2020, une « société nationale à capitaux publics ». Alors que la ministre des Transports Elisabeth Borne se défend de pratiquer le « passage en force » -mais qui y ressemble étrangement-, les Députés de gauche se sont montrés extrêmement critiques. Sébastien Jumel (PCF) a ainsi estimé que « le modèle de ce gouvernement c’est Thatcher relookée », tandis que Loïc Prud’homme (LFI) s’est inquiété de ce « premier pas vers la privatisation ». Quant au socialiste Olivier Faure, il prédit que le gouvernement va « rencontrer la colère des Français ».

Hier, lors d’une conférence de presse, les Députés communistes ont ironisé sur la création d’une société baptisée « Portion de chemin de fer » (PCF) en symbole de leur vive opposition à la réforme ferroviaire et pour un « rappel à la réalité » au gouvernement. « J’ai amené avec moi un rail, un bout de ligne abandonné comme il en existe beaucoup trop dans notre pays et peut-être encore plus demain si la réforme du gouvernement devait aboutir », a déclaré Pierre Dharréville.

La Marseillaise, le 11 avril 2018

Le nombre de trains régionaux va augmenter en Occitanie

le 11 April 2018

Le nombre de trains régionaux va augmenter en Occitanie

Dans un contexte de grève, la Région a signé la convention TER avec la SNCF. L'Adjoint au transport est Jean-Luc Gibelin, Conseiller régional communiste (CQFD).

Hasard du calendrier, c’est en pleine grève des cheminots que le Conseil régional d’Occitanie a signé, lundi, la convention d’exploitation des Trains express régionaux (TER) avec la SNCF pour la période 2018-2025. L’accord a été conclu avec six mois de retard, après une année de négociations « âpres » avec la SNCF. Finalement, « la nouvelle convention prévoit plus de trains et mieux de trains », s’est félicitée la Présidente de Région Carole Delga (PS), en signant le document avec Frank Lacroix, directeur des TER à la SNCF. L’exécutif régional a fait du transport ferroviaire une priorité. Le nombre de trains en circulation augmentera de 11% et l’offre de sièges de 40%, soit 37.000 places de plus par jour. Ce faisant, la facture augmente pour le Conseil régional qui finance 70% du prix du billet. Il attribuera 2,5 milliards d’euros sur huit ans à la SNCF pour l’exploitation des TER, soit plus de 300 millions d’euros par an, une contribution en hausse de12% par rapport à la période précédente. « Mais le coût du TER au kilomètre va baisser de 19 à 18 euros » a précisé Carole Delga.

Toulouse-Perpignan

Avec l’augmentation de l’offre, la SNCF créera à la fin 2018 des liaisons directes Toulouse-Perpignan à raison de trois allers-retours par jour à la fin 2018 et de six A/R à la fin 2019. Ces dessertes s’ajouteront aux six allers-retours avec changement à Narbonne, portant le total à 24 trains par jour entre Toulouse et Perpignan ! « Une étude de marché montre que le potentiel de trafic y est aussi élevé qu’entre Toulouse et Montpellier, avec les étudiants et les Toulousains qui vont sur la côte », indique la SNCF.

À la fin 2019, la SNCF ajoutera aussi 12 TER entre Lunel et Sète pour passer à 4 trains par heure en période de pointe. Fin 2019 encore, la ligne Toulouse-Montauban/Agen-Brive recevra 28 TER supplémentaires, soit 66 par jour entre Toulouse et Montauban. La SNCF ajoutera également 20 TER sur la ligne Toulouse-Tarbes-Pau en réfection. En revanche, le nombre de TER diminuera à la fin de l’année sur Toulouse-Auch (10 de moins à 80 par jour) et Toulouse-La- tour de Carol (5 de moins à 37 par jour). La région a demandé aussi la réouverture progressive des lignes Montréjeau-Luchon, prévue à la fin 2020, Alès-Bessèges, Rodez-Millau et rive droite du Rhône.

Effectif constant

Le service doit être amélioré. La nouvelle convention prévoit une hausse du taux de ponctualité, de 87,6% en 2017 à 92% en 2025, et une réduction de 20% des trains supprimés, avec des pénalités renforcées. Le renouvellement du parc se poursuivra avec l’achat de 10 à 20 rames. Question délicate, « l’effectif de la SNCF en Occitanie (8.500 agents tous services confondus) n’a pas vocation à décroître, a assuré Frank Lacroix. L’effet de la recherche d’efficacité ajouté au développement de l’offre conduira au maintien de l’effectif. »

La digitalisation sera développée pour former la moitié des ventes de billets en 2025 contre 23 % aujourd’hui. Mais les guichets ne seront fermés que dans les trois gares d’Albi-Madeleine, Cordes (Tarn) et Varilhes (Ariège) sur un total de 104. L’avenir dira si ces objectifs ambitieux seront tenus. « Pour baisser les coûts, nous travaillons sur l’attractivité, l’industrialisation de la production et la diminution des coûts de structure des TER en privilégiant l’opérationnel », a indiqué Frank Lacroix, tandis que les syndicats s’opposent à l’absence de contrôleurs sur certaines lignes.

Laurent Marcaillou (L’Indépendant, le 11 avril 2018)

Un million de billets à 1 Euro

Le train a le vent en poupe. La fréquentation des TER a progressé de 5,1% en 2017 en Occitanie, contre 4,7% en France. Depuis 2002, le trafic a augmenté de 60% (à 22 millions par an) et atteint les 66.000 voyages par jour en semaine et plus de 80.000 le vendredi. La nouvelle convention harmonise les tarifications entre les deux anciennes régions. Les abonnements pour les adultes augmenteront de 7% en juillet 2018 et resteront stables jusqu’en 2021. En revanche, pour attirer les jeunes, les tarifs des abonnements des moins de 26 ans baisseront de 30% en trois étapes de juillet 2018 à 2020. Il y aura aussi des cartes de réduction. Les billets occasionnels à 1 euro sont étendus à l’ex-Midi-Pyrénées et leur nombre est doublé à 1 million par an. Il y aura aussi 1 million de billets par an à des petits prix de 3, 5, 10 et 15 euros dans les trains peu fréquentés et la tarification sociale (20 trajets gratuits sur 6 mois) est étendue au Languedoc-Roussillon.

Laurent Marcaillou (L’Indépendant, le 11 avril 2018)