Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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Plein Temps - novembre 2021 - Les jours heureux, quelle histoire

le 15 November 2021

Toutes et tous, nous aspirons à des jours heureux, jeunes, moins jeunes et anciens. Une célèbre chanson de Jean-Louis Aubert ne dit-elle pas : « Le bonheur, c’est un peu comme l’air pur ».

Pas celui paradisiaque, mais celui palpable dans nos vies de tous les jours. On peut appeler cela « des jours heureux ». L’a-t-on déjà vécu? Oui! Et cela avait bien commencé, quand Ambroise Croizat ministre du Travail et de la Sécurité sociale, fit approuver par l’Assemblée constituante, à l’unanimité, la retraite pour les vieux en 1946. Les choses étaient alors lancées : les jours heureux,

c’était du réel, du vrai, du concret.

une sécurité sociale écrite en 1945 est concrétisée dès 1946 par Ambroise Croizat

La plus belle des conquêtes de la libération permettait de lutter

contre la maladie, les accidents de travail. Les allocations familiales accordaient aux familles la possibilité d’élever leurs enfants et de les

éduquer dans les meilleures conditions.

Croizat et ses camarades députés communistes légifèrent à partir des recommandations du Conseil national de la Résistance qui s’inspiraient largement des propositions du PCF et de la CGT.

Ces réalisations se sont bâties grâce à la forte représentation des forces progressistes qui avaient lutté et libéré la France, contrairement à un patronat qui s’était vautré dans la collaboration avec les nazis et le

régime de Vichy, en instaurant même une charte du travail, antisyndicale.

Les conditions des jours heureux

Le PCF était à cette époque le premier parti avec près de 29% des voix et autant de députés-e-s. La CGT réunissait plus de 5 millions d’adhérents dans le pays. Dans cet édito, nous voulons marquer ces moments

historiques et particulièrement la création de la Sécurité sociale dont nous pouvons apprécier, en période de crise, l’importance de son rôle au service des citoyen-nes.

Les retraités-es, malgré le travail de sape des gouvernements successifs depuis 1967, bénéficient toujours d’une retraite par répartition et solidaire. Mais, aujourd’hui, nombre de retraité-e-s vivent de plus en plus dans la misère, l’isolement. Leurs conditions de santé se dégradent. Gouvernement et patronat veulent reculer l’âge de départ en retraite

à 64 ans, voire 67 ans si les années de cotisations sont insuffisantes.

retrouver des jours heureux

Oui, il faut retrouver des jours heureux pour la jeunesse, pour les femmes dont les salaires sont au niveau du seuil de pauvreté, pour les retraités-es et les futurs retraité-e-s. Fabien Roussel, notre candidat à l’élection présidentielle a pris la mesure de cette situation, de ce qu’il est nécessaire de reconstruire. Mobilisons-nous, discutons avec les retraité-e-s avec nos propositions, partout, cons truisons un rapport de force imposant des réponses favorables à nos exigences.

Retrouvons des jours heureux en retraite, aujourd’hui et demain, avec Fabien Roussel.

 
 

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