Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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Conflit à la Sanofi - Un pôle public du médicament s’impose pour la recherche de la production et la diffusion

 

Pas de répit dans la lutte des travailleurs de la SANOFI, alors que se multiplient les annonces de fermetures de sites de production et que s’amplifient les licenciements boursiers. Une pratique que le Parti communiste français condamne avec la plus grande énergie au travers du projet de loi déposé par les sénateurs de notre groupe, voté par la majorité de gauche au Sénat, et dont nous attendons qu’ils le renouvellent lors de la prochaine rentrée parlementaire à l’Assemblée nationale.
 
C’est d’autant plus urgent que, sur la période 2009-2011, ce sont plus de 4 000 emplois que le groupe SANOFI a détruit en France, avec sur la même période un bénéfice de plus de 26 milliards d’euros. Entre 2005 et 2011, ce groupe a réalisé plus de 53 milliards de bénéfices.
 
Ce n’est visiblement pas encore assez, puisque le 4 juillet dernier, un nouveau plan est annoncé aux organisations syndicales touchant la recherche, la production de vaccins et les fonctions supports. Il pourrait conduire à la perte de plusieurs milliers d’emplois. En se désengageant du site de recherche de Toulouse, la direction affaiblit considérablement celui de Montpellier, avec comme conséquence inévitable des répercussions et une fragilisation des sites parisiens de Vitry/Alfortville et Chilly-Mazarin.
 
Malgré tous ces plans, cette direction continue à bénéficier largement du crédit impôt recherche, qui finance de fait au moins un emploi sur 10 en recherche en France dans ce groupe. Dans le même temps, cette direction maintient son plan financier qui prévoit d’ici 2014 de faire passer le dividende des actionnaires de 30 à 50% du résultat net. Son PDG, M. Spec, s’est même permis, cet été, de lever ses stock-options et de réaliser au passage une plus-value de 540 000 euros.
 
Nous assistons à une véritable destruction d’un outil de recherche et de production pharmaceutique, stratégique pour le pays. Ce sont des décisions mauvaises pour l’emploi et pour les malades qui, en France comme dans le monde, ont besoin d’être soignés.
 
Le PCF a naturellement apporté son soutien aux actions menées par les syndicats.
 
Nous avons appellé le gouvernement et son ministre chargé du Redressement économique à s’opposer à ce plan et à créer les conditions d’un vrai dialogue social tripartite, comme exigé par les organisations syndicales lors des fortes mobilisations des 4,5 et 12 juillet, renouvelé pendant tout l’été à Toulouse comme à Montpellier et encore le 13 septembre prochain, où nous serons présents.
 
Défendre la filière médicament, passe selon nous, par la création d’un Pôle public du médicament en France comme en Europe, afin de renforcer la recherche et la production au service des professionnels de la santé et des usagers.
 
Article paru dans le numéro d'automne d'À Coeur ouvert, publication de la commission santé du PCF en direction des professionnels de santé.
 
 

 

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