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La médecine scolaire et universitaire doit être sauvée.

 

Propositions :

  • Prise en charge à 100% des soins pour les enfants et les étudiants.

  • Mise en place d’un plan d’urgence après concertation avec tous pour redéfinir les priorités de santé publique et les missions des médecins et infirmières,

  • Revaloriser la rémunération des médecins de l’éducation nationale,

  • Mettre en place un plan de lutte contre les addictions.

Secteurs abandonnés depuis 20 ans, les médecines scolaire et universitaire ont des missions irremplaçables de dépistage, de prévention et de promotion de la santé auprès des enfants, des adolescents et des étudiants.

La médecine scolaire

Au 1er avril 2010, selon le ministère, pour 12 millions d’élèves scolarisés dans les premier et second degrés (public et privé), la médecine scolaire comptait dans ses rangs 1238 médecins de l’éducation nationale dont 35% de non titulaires et 7610 infirmières dont 8,3% de non titulaires.

Cela représente 1 médecin pour 6570 élèves et 1 infirmière pour 1410 élèves ! Les syndicats de médecins scolaires parlent de chiffres de 1 médecin pour 10000 enfants scolarisés. S’ajoute un manque de reconnaissance des médecins et infirmières. Ainsi les médecins ont une grille salariale décourageante, la plus basse de la fonction publique avec un salaire de 1700 euros/mois en début de carrière.

Faute de moyens, les médecins et infirmières de l’éducation nationale couvrent des secteurs scolaires toujours plus denses et plus étendus. Conséquence : les services de médecine scolaire n’arrivent à pas remplir leurs missions. Pourtant, les médecins et infirmières scolaires sont des acteurs de santé qui tiennent une place essentielle dans le dépistage de pathologies très diverses, des troubles de l’apprentissage aux troubles envahissants du développement en passant par les troubles sensoriels et les troubles psychologiques sans oublier la maltraitance. Outre les bilans qu’ils doivent effectuer, ils ont pour mission l’éducation à la santé et à la prévention. Leur action à ce titre auprès des adolescents est irremplaçable dans le champ de la contraception, des infections sexuellement transmissibles, des addictions. Premiers soutiens souvent à la parentalité, les médecins scolaires interviennent désormais dans la mise en place des dispositifs d’accueil des élèves handicapés et malades en application de la loi du 11 février 2005. Ils mettent aussi en œuvre, les projets d’accueil individualisé (PAI), qui permettent l’accueil d’élèves présentant un trouble de la santé à l’école.

La médecine universitaire

Considérablement sous dotée en personnels et moyens, elle connait les mêmes difficultés que la médecine scolaire. Elle ne répond plus aux besoins alors que la pauvreté étudiante croît. Selon La Mutuelle des étudiants, en 2006, 13% d’étudiants ne disposaient d’aucune couverture complémentaire et 23% déclaraient ne pas se soigner. En 2009, selon l’Observatoire de la Vie Etudiante, 20000 étudiants étaient en situation de « pauvreté grave et durable ». Le renoncement aux soins des étudiants doit être enrayé. La médecine universitaire est une des priorités en termes de plan de formation et d’emplois sanitaires

 

 

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