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le 10 juin 2016

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Les Cahiers de santé publique et de protection sociale

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Plein temps N° 42 - Résister ... et passer à la construction

Refusant de tirer enseignement de l’échec de sa politique, le gouvernement maintient le désastreux cap de la purge sociale appliquée aux travailleurs et aux retraités.
Des millions de retraités, notamment les femmes, dont les revenus sont en deçà du seuil de pauvreté, vivent les restrictions dans l’accès à la santé et aux soins, restrictions aggravées par la loi de finance 2015, avec les 10 milliards d’euros prélevés sur l’assurance maladie et 11 milliards d’euros amputés à la protection sociale. À ceci s’ajouteront 11 milliards enlevés aux collectivités locales, ce qui les contraindra à réduire les services publics de
proximité que sont les transports, les maisons de retraite ou l’aide aux personnes âgées ou à augmenter les impôts.
Ces décisions sont injustes en aggravant encore les inégalités.
Elles sont inefficaces car, dès lors que les salariés ou les retraités ont moins d’argent pour acheter ce dont ils ont
besoin, l’économie ne pourra pas repartir et le chômage continuera d’augmenter.
Les choix gouvernementaux sont donc absurdes, sauf pour les fonds financiers et les grandes sociétés transnationales qui augmentent sans cesse leurs profits et les dividendes qu’elles versent à leurs actionnaires.
Le durcissement des conditions d’obtention de la retraite, le blocage des pensions au moins jusqu’en octobre 2015, l’indexation du niveau des retraites sur les prix et non plus sur les salaires, l’allongement de la durée de cotisation, la suppression de la demipart supplémentaire aux veuves et aux veufs, les impôts sur le supplément de 10% pour les retraités ayant eu trois enfants, l’invention d’une taxe de 0,3% pour les retraités imposables sont autant de
décisions très négatives pour les retraités qui ont accompagné de plus en plus de cadeaux au grand patronat. Les retraités, dans l’unité syndicale, ont raison de protester et de manifester. Ils ont notre soutien le plus total.
La retraite n’est en effet pas un principe ou une aide sociale. C’est un droit. Un droit lié au travail. Elle est incluse
dans le travail créateur de richesses et dans sa rémunération. Elle est d’ailleurs liée aux rémunérations perçues
durant la vie professionnelle et le nombre d’années cotisées.
De bonnes retraites pour toutes et tous, un véritable service public à la personne, sont donc possibles grâce à une nouvelle répartition des richesses. C’est la création d’emplois, l’amélioration des salaires, l’arrêt de cadeaux exonérant le grand patronat d’un certain nombre de cotisations, ainsi que l’élargissement des cotisations aux énormes revenus financiers d’entreprises et de banques qui permettrait de financer la sécurité sociale.
Du même coup cela permettrait d’améliorer l’économie et de se projeter dans un nouveau développement humain durable.

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