Commission santé et protection sociale du Parti communiste français

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Mourir dans la dignité

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Le PCF est intéressé par cette problématique complexe parce éminemment humaine et travaille dessus tant au niveau de la réflexion interne que du travail de ses parlementaires. Nous sommes très attentifs à ce qui s’écrit et s’échange sur cette problématique. Il n’est pas possible de répondre simplement ou rapidement sur ce sujet. C’est une affaire de conscience personnelle et sur cette question, plus que sur tout autre, le PCF laisse la liberté de vote à ses élus. Le débat existe dans notre commission, il va se poursuivre ; il n’y a pas de réponse définitive ni de terme à ce débat, il doit rester ouvert et équilibré, cela définitivement. Une tentative de synthèse des points de vue différents donne les éléments suivants :

  • La propension du gouvernement actuel à légiférer sur les questions touchant aux choix de vie individuels et à l'intime est suspecte par nature ! Faut-il vraiment une loi sur ce sujet ? L’arsenal juridique existant n'est-il pas suffisant ? 
  • Autant est-il évident que l'on doit permettre à la personne de choisir de mettre fin à ses jours dans la dignité, lorsqu'elle le désire, autant il est inadmissible de condamner pénalement une personne qui aura assisté une personne dans cette décision pour abréger ses souffrances, autant il est impossible de dépénaliser globalement l'euthanasie. Ceci ouvrant la porte a toutes les dérives eugénistes.
  • Il y a besoin d'une réflexion autour des garanties à obtenir pour respecter les choix des individus et l'accompagnement des professionnels...sans aucune sanction....Les pratiques d'humanité existent !
  • Ce n'est pas en opposition avec les soins palliatifs, sauf que les soins palliatifs n'ont pas les moyens de fonctionner et les lits sont insuffisants. La question des unités de soins palliatifs est un début de réponse, mais elle n'est pas unique !
  • Des arguments se trouvent dans la conclusion du livre  d'A. Kahn "L'ultime liberté".Page 133. Il est défenseur de la loi Léonetti."...l'actuelle législation française m'apparaît équilibrée et juste, de  nature à permettre de faire face aux douleurs et détresses physiques et  psychiques rebelles dans une grande variété de situation. Les textes  pour y parvenir ne remettent pas en cause la dignité des personnes quel que soit leur état et n'établissent pas de nouvelles exceptions - après  la guerre- à l'interdiction de donner la mort à autrui. Je m'en félicite. Il existe sans doute des circonstances particulières, exceptionnelles, poussant en conscience quelqu'un, médecin ou proche, à transgresser  cette dernière règle. Il importe aussi d'instruire leurs cas avec  humanité selon le principe d'une société sachant à la fois s'accorder  sur des principes et pardonner qui en transgresse la lettre plus que l'esprit".
  • Le groupe des sénateurs communistes, républicains, citoyen et du parti de gauche a déposé un projet de loi le 13 octobre 2010 sur « la liberté pour les personnes atteintes d’une maladie incurable de recourir à une euthanasie volontaire reste à conquérir ». Le préambule du projet de loi pose une définition de l’euthanasie volontaire, acte médical visant à accélérer la mort d’un malade qui en fait la demande dans le but d’abréger ses souffrances. Il acte ensuite que la loi du 4 mars 2002 a marqué une première étape mais qu’elle ne règle pas toutes les situations. La « sédation terminale » ne parait pas satisfaisante pour les auteurs du projet de loi pour la demande légitime d’une fin de vie calme, rapide et digne. Les auteurs démontrent que dans les pays s’étant dotés d’une législation autorisant l’euthanasie volontaire sa mise en œuvre a favorisé le développement des centres de soins palliatifs. Le préambule du projet de Ioi se termine avec la proposition à l’instar de ce qui existe en Belgique et aux Pays-Bas d’un droit à l’euthanasie volontaire.
Jean-Luc Gibelin.                

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Mourir dans la dignité

le 11 mars 2011

 

Le PCF est intéressé par cette problématique complexe parce éminemment humaine et travaille dessus tant au niveau de la réflexion interne que du travail de ses parlementaires. Nous sommes très attentifs à ce qui s’écrit et s’échange sur cette problématique. Il n’est pas possible de répondre simplement ou rapidement sur ce sujet. C’est une affaire de conscience personnelle et sur cette question, plus que sur tout autre, le PCF laisse la liberté de vote à ses élus. Le débat existe dans notre commission, il va se poursuivre ; il n’y a pas de réponse définitive ni de terme à ce débat, il doit rester ouvert et équilibré, cela définitivement. Une tentative de synthèse des points de vue différents donne les éléments suivants :

  • La propension du gouvernement actuel à légiférer sur les questions touchant aux choix de vie individuels et à l'intime est suspecte par nature ! Faut-il vraiment une loi sur ce sujet ? L’arsenal juridique existant n'est-il pas suffisant ? 
  • Autant est-il évident que l'on doit permettre à la personne de choisir de mettre fin à ses jours dans la dignité, lorsqu'elle le désire, autant il est inadmissible de condamner pénalement une personne qui aura assisté une personne dans cette décision pour abréger ses souffrances, autant il est impossible de dépénaliser globalement l'euthanasie. Ceci ouvrant la porte a toutes les dérives eugénistes.
  • Il y a besoin d'une réflexion autour des garanties à obtenir pour respecter les choix des individus et l'accompagnement des professionnels...sans aucune sanction....Les pratiques d'humanité existent !
  • Ce n'est pas en opposition avec les soins palliatifs, sauf que les soins palliatifs n'ont pas les moyens de fonctionner et les lits sont insuffisants. La question des unités de soins palliatifs est un début de réponse, mais elle n'est pas unique !
  • Des arguments se trouvent dans la conclusion du livre  d'A. Kahn "L'ultime liberté".Page 133. Il est défenseur de la loi Léonetti."...l'actuelle législation française m'apparaît équilibrée et juste, de  nature à permettre de faire face aux douleurs et détresses physiques et  psychiques rebelles dans une grande variété de situation. Les textes  pour y parvenir ne remettent pas en cause la dignité des personnes quel que soit leur état et n'établissent pas de nouvelles exceptions - après  la guerre- à l'interdiction de donner la mort à autrui. Je m'en félicite. Il existe sans doute des circonstances particulières, exceptionnelles, poussant en conscience quelqu'un, médecin ou proche, à transgresser  cette dernière règle. Il importe aussi d'instruire leurs cas avec  humanité selon le principe d'une société sachant à la fois s'accorder  sur des principes et pardonner qui en transgresse la lettre plus que l'esprit".
  • Le groupe des sénateurs communistes, républicains, citoyen et du parti de gauche a déposé un projet de loi le 13 octobre 2010 sur « la liberté pour les personnes atteintes d’une maladie incurable de recourir à une euthanasie volontaire reste à conquérir ». Le préambule du projet de loi pose une définition de l’euthanasie volontaire, acte médical visant à accélérer la mort d’un malade qui en fait la demande dans le but d’abréger ses souffrances. Il acte ensuite que la loi du 4 mars 2002 a marqué une première étape mais qu’elle ne règle pas toutes les situations. La « sédation terminale » ne parait pas satisfaisante pour les auteurs du projet de loi pour la demande légitime d’une fin de vie calme, rapide et digne. Les auteurs démontrent que dans les pays s’étant dotés d’une législation autorisant l’euthanasie volontaire sa mise en œuvre a favorisé le développement des centres de soins palliatifs. Le préambule du projet de Ioi se termine avec la proposition à l’instar de ce qui existe en Belgique et aux Pays-Bas d’un droit à l’euthanasie volontaire.
Jean-Luc Gibelin.